samedi 26 juin 2010

Quelques precisions

Voici quelques precisions concernant le pestacle:


Bonjour à tous,

Après "Expérience numéro 7" en 2008 et "Peter Pan" en 2009, voici pour 2010 "Escale à Tort et à Travers" !

AMATEURS DE CIRQUE, DE POESIE ET DE BONNE HUMEUR, venez poser vos valises le lundi 28 juin à 20h au complexe culturel de Simiane! "ESCALE A TORT ET A TRAVERS" ! On essaiera de pas se rater sur nos trapèze, fil, mât, boule, monocycle, rouleaux, tissu, tonneau, partenaires, avec nos balles, assiettes, diabolo, ballons et valoches tous genres ! Et si vous n'êtes pas contents, on ne vous remboursera pas, puisque l'entrée est libre. 

Sur l'affiche, 3 spectacles sont annoncés, nous c'est le premier mais si vous voulez aller encourager les ptis jeunes le mardi et le mercredi soir, libre à vous !

N'hésitez pas à inviter tous vos contacts, amis et belles-soeurs, ils seront également les bienvenus !

En espérant vous y voir nombreux,


Comment venir ?

La salle de spectacles est située au Complexe sportif et culturel, Route de Gardanne à Simiane.

Attention!
Les panneaux routiers indiquent seulement « Complexe sportif ».
Ne pas suivre les panneaux « Centre culturel », qui vous mèneraient jusque dans les locaux administratifs de l’OMC.


 En venant de Marseille...

                      - autoroute nord, direction Aix-en-Provence
                      - sortie GARDANNE - BOUC BEL AIR - SIMIANE
                      - voie rapide direction GARDANNE - SIMIANE
                      - SORTIE SIMIANE
                      - vers centre ville
                      - s'engager dans l'avenue principale (bordée de platanes),Cours des héros.
                      - à l'intersection à gauche (rue Guigon)
                      - puis, à gauche, direction Gardanne
                      - vous êtes sur la route de Gardanne
                      - le complexe culturel est sur la droite.



  En venant d'Aix en Provence...

                      - Autoroute, direction Marseille
                      - Sortir à LUYNES - GARDANNE
                      - Prendre la direction GARDANNE, par Valabre
                      - A l'entrée de Gardanne, au 1er rond point prendre à droite
                        (voie rapide direction MARSEILLE)
                      - sortie GARDANNE OUEST - PUITS MORANDAT
                      - rond point : à gauche, passer sur la passerelle
                      - tourner à droite, direction SIMIANE
                      - le complexe se trouve à 1.5 km sur la gauche,
                        avant d’arriver dans le village.


Quelques precisions me concernant:
 RE a Lucknow apres un passage a Delhi. Des semi-vacances qui commencent bien.

samedi 19 juin 2010

Pubs

Je vais faire dans l'annonce publicitaire aujourd'hui:

* Pestacle!
Reservez votre 28 juin a 20heures!
Moi, cette annee, je n'y serai pas, et JUSTEMENT, ca vous donne une tres bonne raison d'aller voir le spectacle de cirque de cette annee! Ne serait-ce que pour me raconter..
La troupe de cirque de Bouc Bel Air presente (gratuitement) son pestacle de fin d'annee ce lundi 28 au complexe sportif/culturel de Simiane. Pas le droit a un chapiteau cette annee, c'est moins folklorique mais je pense pouvoir vous garantir que ca vaut le detour! Et en plus, je crois ne pas trop m'avancer en affirmant qu'il y a un buffet-apero a la fin..
Profitez-en!
Profiterolles!
Prophylactique!
Et tout ca.



*Par ailleurs, pr ceux qui acceptent d'en revenir aux preoccupations bassement materialistes, sachez (ou re-sachez pour ceux que j'ai deja prevenus) que je recherche un appartement de 4 chambres dans le centre-ville d'Aix, autour de 1200E par mois. Si vous en avez sous la main, ou sous le pied, tenez-moi au courant!
Merci biente.


Je quitte Chachikpur demain matin.
Allez, Allons!
Chale chalo

mercredi 16 juin 2010

Concentration intense..

Une petite de plus pour la route.

dimanche 13 juin 2010

Rattrapage en images

Les patates contemporaines



L'agriculture moderne



..Plus a venir lors d'une prochaine longue connexion valable.

En vrac

12 juin 2010

En vrac, des bidules notes, remarques, a noter, ou pas. A prendre ou a laisser.


• Les boîtes tupperware-thermos cylindriques à plusieurs compartiments empilables des petits enfants ou des petits maris pour emporter au bureau ou à l’école le repas que leur a gentillement préparé bobonne.



• L’industrie du mariage arrangé qui n’arrange que les Grands-pères et les Belles-mères (et encore). J’ai eu droit de regard sur les photos de deux jeunes filles posant strictement en sari dans un décor à kitchité variable. Ces photos faisaient partie des éléments-clés pour déterminer si oui ou non, elles seraient convenables pour les marier aux deux derniers cousins célibataires de la famille.

Bon, la liste d’éléments-clé comprend aussi : le statut social, le compte en banque du papa, la caste (non, on n’est pas fermés d’esprit mais il faut bien que l’on conserve notre rang !), le niveau d’éducation (un peu mais pas trop, il faudrait pas qu’elle pose des questions non plus), le caractère (souvent, les petites annonces qui submergent le journal du dimanche précisent ‘homely’, soit ‘casanière’, entendre ‘qui ne sortira pas de la cuisine’), la moralité (TRÈS important, il faut qu’elle soit pure vierge et pieuse, et si elle nous pondait un petit-fils avec la méthode de Sainte-Marie ce serait l’idéal), la profession et la moralité de tous les autres membres de sa famille (si sa soeur est trop indépendante, ca fait tache), et j’en passe.

Quoi, ‘et l’avis des futurs mariés ?’ ?? Comme si ca les regardait ! Ca va pas la tête !



• Les questions incessantes : C’est quoi ? T’as faim ? C’est qui ? Tu fais quoi ? Tu dors ? T’as mangé ? C’était qui au téléphone ? Tu lui as dit quoi ? Pourquoi ? Qu’est-ce qu’il y a ? Ca va pas ?



• Les subtilités de l’hindi, quelques petits verbes sympas pour le débutant :

Chalna, Chalana, Chilna, Chillana

Chalo : Allez, bouge/on y va !

Chilo : épluche !

Chillao mat : Ne crie pas !

Chalao : Conduis !



Dekhna, dikhna, dikhana,

Dekhta hai : il regarde

Dikhta hai : ca semble, il semble

Dikhata hai : il montre

..



• Aggriper le menton pour tourner la tête de celui dont on veut attirer l’attention. Tirer le bras, donner des tapes dans le dos (surtout de enfants, ca leur apprendra à pleurer comme ca), secouer les enfants comme un hochet pour les endormir en leur couvrant les yeux d’une main tapotante et en émettant des sons discontinus (et ca marche !!), ordonner à quelqu’un d’autre de m’apporter quelque chose qui se trouve à mi-distance entre lui et moi, réveiller les dormeurs d’un appel sec « Leve-toi ! » sans mesures préalables.Recommencer 6 fois le même boulot qui s’est ré-effacé à chaque nouvelle coupure d’électricité.

-Sigh-





MAIS

Dormir dehors avec un ventilateur allumé. (Ca fait moins peur qu’un lave-linge dans un champs)

Passer 15 minutes assis en tailleur à chanter en choeur la prière du matin.

Écouter les paons femelles hêler leurs plumés mâles du haut de leurs arbres. (eh oui, ca vole les paons ! Grande découverte)

Tenter de se raffraîchir avec un soda-maison : sucre-citron-eau, une simplicité délicieuse.

Encourager les chauves-souris du début de soirée pour qu’elles avalent le plus de moustiques possibles.

Voir toutes les étoiles depuis son lit, et même plus.

Se doucher dans le noir.

Porter un sari.

Penser aux vacances qui s’approchent.



Aahh..

vendredi 4 juin 2010

Petite blague


On voit souvent sur les murs des pubs geantes a la peinture pour des sous-vetements des plus sexy -slip kangourous et maillot de corps..- ; mais celle-la a fait vraiment fort!
Regardez son petit nom!

Nature peinture

Voilà donc juin, qui pointe son nez. Un long nez, il a 3 jours.


Ca sent la fin des haricots, de loin en loin on voit s’approcher la fin du séjour – mais surtout, et d’abord, les vacances !

L’heure des bilans, des récapitulations ? Non, pas encore.

L’heure de continuer tranquillement avec la routine locale, de chercher à trouver ce qui n’a pas encore été vu ou fait, de se laisser flotter dans la moiteur, de savourer ces vols d’aras qu’on ne verra bientôt plus, et de se laisser surprendre, encore, à l’occasion.



Surprise..

Par exemple, par cette bourrasque impressionnante d’il y a quelques jours.

Un vent chaud souffle parfois la journée, transformé en quelque chose d’agréablement ‘frais’ la nuit ; mais parfois aussi la totalité du ciel et de la terre se retranche dans son immobilité brûlante, en retenant son souffle : ça donne des journées comme celle d’aujourd’hui, pas d’air et beaucoup de dégoulinage.

L’autre jour nonobstant appartenait à la catégorie des Ventus. D’ailleurs, en passant, la difficulté du pédalage à vélo est particulièrement haut placée quand le vent s’en mêle et s’amuse à nous faire front alors qu’il serait si simple de nous encourager en nous poussant par derrière..

Au moment où je me décidais à abandonner le bureau jusqu’au lendemain matin, clés en main, tongs aux pieds, je me dirige vers mon cycle.. Puis me ravise.

Tonnerre de Brest ! Quelles rafales ! L’apocalypse avait soudain éclaté là-dehors. Le pauvre bicycle s’est fait plaquer au sol en moins de deux, tandis que les grandes feuilles sèches venaient frapper violemment tout ce qu’elles trouvaient sur leur route. Comme une espèce de mini tornade, les arbres donnant l’impression qu’ils voulaient partir avec le vent, et surtout des vagues de poussière qui rajoutaient une touche chaotique à la scène. Les habits arrachés, ou flottant à l’horizontale à partir de leur point d’attache, on ne voyait plus que la force dingue et l’énergie de la nature. (Ah, mère Nature !). On aurait voulu se plonger dans cette folie, être une particule d’énergie dissolue, l’un de ces grains de poussière qui forme un voile mouvant autour de tout ce qu’on regarde.

C’est violent, c’est fort. Et c’est fini en 10 minutes.

Alors, après cette petite transe aérienne, je relève mon vélo et l’enfourche pour rentrer à la maison.

En sifflotant.




    Outrepassant Chronos le mangeur d’enfants et remontant encore dans le temps, je puis vous faire part d’une joie précédente, quelques jours plus tôt.

Cette fois-là, tiens, diantre, on est délogé à l’aube de notre terrasse endormie par l’orage qui commence. Quelques gouttes, on plie bagages immédiatement et se réfugie à l’intérieur avant les trombes (de phallope).

Ce n’est pas encore la mousson, et en ce moment tout est sec, mais apparemment parfois quelques gros nuages foncés brisent la saison sèche par un orage subit. Ce matin-là, en tout cas, ils étaient présents, les nuages, et actifs. Une bonne averse. Mais, digne de son nom, l’averse n’a pas perduré, et au moment de partir au bureau, la voie était libre –ça avait même déjà commencé à sécher.

C’est ce jour-là que j’ai découvert le vrai village de Chachikpur. Incroyable ! Le sol était donc rouge, avec ces briques alignées ? Et ces plantes, d’un vert pâle qui contraste avec le jaune clair du tas de paille d’à côté.. ! Dans le champs, à gauche, autant de verts différents ? Et ces troncs d’arbres, si marron ? Tout semblait propre, renouvelé. La pluie avait lavé le paysage de sa couche de poussière perpétuelle et invisible : c’était comme si les couleurs s’étaient soudain mises d’accord pour s’étaler partout et dévoiler toutes leurs nuances, après des mois d’abstention.. C’était doux.