samedi 8 septembre 2012

Promenades du mois d'Ou

Il se fait tard, le séjour en Irlande(s) touche Assafin, je n'écris plus, tout est foutu.
Du coup, ça sera des images et puis c'est tout.
 
Ci-dessous, donc, des illustrations des diverses balades et excursions du mois d'août!

 
 
Dunluce Castle, côte nord d'Irlande du Nord, tout près de la Chaussée des Géants.



Mural - peinture murale loyaliste à Belfast, dans le quartier archi protestant de Shankill. Le canon reste pointé sur nous où que l'on se place par rapport au mur.




Prison historique du Dublin, Kilmainham Gaol, où les indépendantistes signataires de la déclaration d'indépendance de 1916 ont été enfermés, puis, une fois l'Irlande indépendante (1921), où certains de ces mêmes personnages ont été rrr enfermés par leurs anciens camarades de lutte pour avoir choisi de poursuivre le combat par la voix non-démocratique ..
Très intéressante, c'est l'une des premières à avoir mis en œuvre les théories de Bentham - le panoptique, système grâce auquel un seul gardien (au centre) peut voir et entendre tout ce qu'il se passe dans les cellules (disposées en cercle autour de ce point central).




Plage idyllique dans un recoin tout perdu (Portacloy) à la pointe nord de la côte qui s'étend à l'ouest de Sligo. Wunderbar! On se croirait presque en été.



Falaises à l'extrémité ouest de Achill Island, Keem Strand.


 Bis.
 


Dans la famille des panneaux, je demande le mec qui tombe de la falaise!


Sur la route, sur la côte. Encore des falaises. C'est ENCORE joli.



Promenade dans le Parc Naturel du Connemara, il paraît que la vue sur les lacs y est exceptionnelle.


Dans la famille des panneaux, je demande la voiture suicidaire.



J'avais jamais vu une photo IKEA en vrai!

 Cliffs of Moher.
C'est des falaises.
C'est haut.

Mille milliards de visiteurs, mais on comprend pourquoi!



Interdiction de marcher sur l'herbe quand une mouette passe à côté de vous.

On sait jamais.


lundi 23 juillet 2012

Wee pain de mie.

C'est bizarre, en rentrant à la maison, ce soir, je suis arrivée toute trempée.
Peut-être parce qu'il pleuvait encore de cette petite bruine, celle qui n'a l'air de rien avec ses gouttes si fines, mais qui nous arrose malicieusement et intensivement jusqu'à la moëlle!

Heureusement, j'ai récemment trouvé un pantalon waterproof. Presque tout le monde en a ici, de ces informes pantalons en k-way qu'on enfile par dessus les vrais habits qu'on essaye de ne pas mouiller.. C'est pratique, et idéal pour la bicyclette!
Il pleut tellement que le sol des petites cours à l'arrière des maisons (qui servent en général à entreposer vélos et poubelles)  est parfois entièrement vert, recouvert d'une végétation moussatoire que je serais tentée d'appeler algues...

Donc il pleut. Souvent. CEPENDANT! Il ne fait pas trop froid en ce moment, il fait plutôt un peu poite. Et on a même parfois droit à du soleil. Ces jours là, tous les habitants de Belfast portent tshirt, lunettes de soleil, short et pitites sandales. Moi aussi, je me suis vite convertie à l'avalanche de joyeux enthousiasme- limite hystérique - dès l'apparition du moindre rayon de soleil!



En soirée, souvent, et quand la nuit tombe tardivement
(jusqu'à 23h30 on voit encore de la lumière!),
la pluie se calme. Une pause.
Le décor se pose aussi un peu.

A Belfast, les gens sont gentils. Si gentils.
Les gens attendent le bus en file indienne, et ne montent pas dans le bus tant que les autres passagers ne sont pas descendus.
Les gens ont un drôle d'accent. Mais drôle d'accent gentil!
Il y a des mots comme "wee" qui viennent adjectiver à peu près tout et n'importe quoi. Ca veut dire "petit". Du coup on peut avoir un "wee bag" au supermarché, boire un "wee tea" à la pause, écrire une "wee note" pour quelqu'un ou "have a wee drink" après le boulot.. C'est (wee) mimi!
 Les gens se "cheersent" à tire-l'arigal. "Cheers", on connaissait, ça voulait dire "santé". Mais en fait ça veut dire moulte plus que ça! Principalement, "merci", mais aussi "salut", ou "aurevoir".. Les "cheers" vont bon train.
-T'as du sucre?
-Dans le placard.
-Cheers!

 Certains joyeux drilles vont jusqu'à l'employer sous sa version "cheerio" lorsqu'ils saluent l'assemblée au moment de leur départ.

De plu, l'usage du singulier et du pluriel diffère ici l'académique langage qu'on apprend à l'école :
-How are yous? s'adresse à un parterre d'interlocuteurs, tandis que
-How is you? à un sujet isolé.

En tout cas, ici, on aime les gens. Quand on travaille dans un magasin, par exemple, chaque client est notre "love" ou notre "darling".
-Can I help you, love?
-No, I'm good, thanks, I'm just having a wee look..

Quand on part pour acheter quelque chose (par exemple un sandwich) avec l'intention de revenir là où on était (par exemple au bureau), on propose aux autres de leur rapporter quelque chose (par exemple ce qu'ils nous demandent). La phrase d'usage est :
-Do you want/ Do you need anything from the shop?
La première fois, j'ai eu beaucoup de mal à comprendre de quel magasin on parlait.. Ben c'est jamais le même!

La mini ruelle-impasse typique qui passe à l'arrière des maisons
en rang d'oignons pour qu'on y mette nos poubelles..

Et puis il y a juste les questions de prononciation.. certaines voyelles se font interpréter très Belfastement!
Imaginons que vous entendiez quelque chose comme :
"Come doyïn noï, it's already éét, we're gonna be léét!"
ça voudrait en fait dire "come down now, it's already eight, we're gonna be late!"
Petit à petit on s'améliore en langage codé...!

Et quand on est trop fatigué, on prend un tea break. Il pleut des thés! Toute la journée.
Et avec un nuage de lait, s'il vous plaît. C'est à se demander qui des Zindiens ou des Zanglais (et -glophones) boivent le plus de chaï!


Ou devrais-je dire de chaï-ish, parce que c'est approximatif?.. c'est pas vraiment un chaï.. c'est pas précis.. C'est pas sûr.. donc -ish. Comme en ce moment, la météo, elle n'est pas vraiment sunny, elle est plutôt sunny-ish!

La preuve : boire un coup en terrasse ça peut être moins cher qu'à l'intérieur!

Et si on a faim, on peut toujours se faire une tartine.. Avec du pain carré. Qui est bien assorti aux tranches de jambons carrées et archifines qu'on peut acheter par paquets de 38..

Pain de mie everywhere! Pain de mie power!
Ici, le pain de mie est roi. Et la croûte du pain est aux oubliettes. Apu!
Point de croustillant - le salut est dans le grille pain!

Heureusement, le grille-pains il a tout prévu : il est court et large, comme ça on n peut pas y mettre de grandes tranches - vous savez, celles des baguettes, ces trésors lointains - par contre on peut en mettre deux à la fois!

Wohooo!

dimanche 8 juillet 2012

Juin

Pas de nouvelle = bonne nouvelle!
Mais surtout pas de nouvelle pendant longtemps = plein de nouvelles à donner d'un coup!

Moultes événements se passèrent depuis le mois dernier..

En vrac, en voici une idée.








Petite visite au Belfast  Castle, qui n'est pas si vieux que ça pisque sa construction s'est finite en 1870. Il n'est pas mal, avec ses escaliers à la Gaudi et son petit jardinet plein de fleurs et de chats (chats en mosaïques, en buisson, en statue), qui sont les "félins protecteurs du château" d'après la légende.









De nos jours, le châtal sert surtout de salle de réception pour des mariages ou des conférences. Le plus sympa, c'est qu'il est situé sur les contreforts de Cave Hill, une colline verdoyante et herboisée du nord-ouest de Belfast qui offre une vue imprenable sur le port industriel de la ville!




 Cave Hill, qui vue d'un certain angle évoque le visage d'un géant endormi, ce qui aurait inspiré Jonathan Swift pour les Voyages de Gulliver... dit la légende.




En parlant de Géants, c'est à eux que je consacrasse les deux pénultièmes semaines de juin. Je fusse recrutée volontaire de force (mais quand même consentante) pour participer à un hénorme show appelé Land of Giants, comme le disait la pub "the biggest outdoor event ever produced in Northern Ireland", soit le plus gros des mammouths de la création.
En effet, on n'a point lésiné sur les moyens (notamment le budget hastronomique) pour produire cette affaire : le spectacle faisait partie du festival organisé dans le cadre des JO de Londres 2012.

Donc m'y voilà, pendant 2 semaines, à remuer des bouts de tissus et porter des trucs lumineux avec une soixantaine d'autres volontaires -  au lieu d'en apprendre plus sur la production comme initialement prévu. Qu'à cela ne tienne! C'est plus rigolo, même si ça fait mal aux bras.
Le spectacle misait beaucoup sur le côté visuel rendu par l'ampleur de tout : la foultitude de personnes sur scène, les flash pim boum des lumières et feux d'artifice, la musique archi présente et émotionnante, la longueur de la scène (constituée de 6 containers reliés par des "ponts"), la hauteur des artistes (suspendus par des grues à 70m du sol), les projections sur les façades du fameux Titanic building, etc etc. "Land of Giants", c'est censé être un hommage aux différents géants légendaires ou métaphoriques de la ville : Finn McCool, le Titanic, l'industrie du lin, j'en passe et des meilleures.


Alors, oui, c'est facile, c'est coûteux, et c'est pas du tout le genre de pestacles qui m'intéresse d'habitude. Néanmoins, je pense que le résultat pour le public n'était pas mal du tout! A mon humble havis, ça a produit l'effet escompté : ça impressionne et ça époustoufle! Et ce malgré l'absence globale de sollicitation des compétences acrobatiques (et autres) des artistes. Hen effet, l'ensemble des élèves de la formation professionnelle de l'école de cirque ont participé au spectacle (c'était leur graduation show), et ils n'ont fait ni plus ni moins que les autres volontaires : agiter des drapeaux et porter des lettres géantes!
Notre coloc brésilienne Cinthia, la prof d'aériens et danse de l'école de cirque, jouait le personnage principal : Grace, un petite fillette avec une robe rouge à pois blancs. 

Eh bien! Une expérience fort intéressante, notamment du point de vue de la gestion globale de l'événement et du profefuf de décision/création artistique..

Allez donc vous faire une idée chez ioutioub : http://www.youtube.com/watch?v=XV65IzFES-k

Suite à quoi, l'aventure continue avec un déménagement! Le bail de notre maison circassienne étant fini, on a dû trouver un autre endroit où s'installer.  Ce fut chose faite, à très précisément 2 rues de la maison précédente!

Notre coloc australien Matt, lui aussi prof à l'école de cirque pour la formation professionnelle désormais terminée, est reparti..


A présent, on n'a plus une église à vendre au bout de notre rue, on a juste une église.

Heureusement, on est encore plus proches du Errigle désormais, notre pub préféré.
Les rares fois où il fait plus de 17°C et où il ne pleut pas, on peut siroter une bière sur sa terrasse ensoleillée!


dimanche 17 juin 2012

Ecosse -deuxième partie

Je m'éternise, c'est mal. La suite de l'Ecosse, allons-zy.

Après Édimbourg, nous  remontâmes donc vers le nord, vers Inverness, à la pointe nord du SI fameux Loch Ness. (le lac et ses cousins forment une espèce de diagonale qui traverse le pays du nord est (Inverness) au sud ouest.
 Petite ville mignonnette avec son petit château et sa rivière et ses moultes touristes Indiens (on en a vu tout le long du séjour en Écosse, je ne savais pas que c'était une destination autant prisée des Zindiens!), elle ne nous ébaubit pas outre mesure mais est tout-à-fait convenable pour y passer une soirée (après avoir de nouveau vainement essayé de faire du stop pour dormir au bord du lac).

Au passage, si vous y allez, je vous recommande d'éviter absolument le Highlander hostel! Le bâtiment principal avait l'air pas mal, avec sa cuisine et sa table de billard, mais comme notre tête ne leur plaisait pas et que l'hôtel était plein, l'on se fit reléguer à leur annexe deux rues plus loin, et j'ai rarement vu plus miteux! Sûrement jamais, même, d'ailleurs..

Bwef.
L'idée ensuite est de redescendre vers le sud ouest en longeant le célébrissime lac. On suit cette idée ma foi fort pertinente et notre premier arrêt se fera au Uquhart Castle.


Un joli château, donc, en ruines, aussi, mais bien protégé des assauts ennemis : il est difficile de s'y infiltrer par les passages secrets!
C'est au château que l'on aura droit aux seules 20minutes de pluie du séjour, vraiment pas de quoi se plaindre!
On y a une jolie vue sur le lac.
Le Loch Ness, d'ailleurs, il est gris. L'eau est grise, claire ou foncée, variable en fonction des nuances du ciel. Le plus joli, au niveau du lac, c'est ses rives: des collines, des montagnes, du vert, parfois -comme ici- des châteaux, bref, tout plein de choses qui remplissent le paysage et en font quelque chose de très plaisant à voir.

Nous continuons de descendre jusqu'à l'extrême pointe du lac, au sud, à Fort Augustus. C'est un petit village tout joli aussi, qui a l'air de vivre par et pour le Loch Ness, mais qui n'est pas déplaisant pour autant.
A la pointe du lac, nous affrontâmes valeureusement les rafales de vent pour tenter d'apercevoir Nessie, la monstresse internationale, sans grand succès.
Du coup on s'est consolés avec des crevettes.



La descente se poursuit jusqu'à Fort William.
Pas grand chose à en dire, à part qu'il faudra y retourner avec du temps et des chaussures de marche : en effet, la ville se gausse d'être la capitale des activités en plein air du Royaume Uni (vélo, rando, escalade, etc). Les environs entraperçus ne démentent pas le titre! 
La rue principale doit comporter environ 5 pubs/cafés et 326 magasins d'équipements sportifs (kway, chaussures, bâtons de marche, accessoires pour vélo...).

Il y a aussi une "plage" qui m'a bien fait rire. Et encore la photo ne rend pas pleinement hommage à la bouche d'égouts et aux autres joyeusetés que l'on ne voit pas derrière le mur..


 Last but not least, nous finissons notre trajet vers le sud dans un bus qui nous emmène à Glasgow pour notre dernière nuit hécossaise.
Mamma mia, c'est wunderbar!
On a passé les 4 heures de trajet scotchés aux vitres du bus*, essayant à grande peine de capturer tous les magnifiques paysages qui défilaient sous nos yeux avec l'appareil photo, qui bien entendu n'en faisait qu'à sa tête et s'acharnait à nous fournir du flou et des reflets de vitres.
*En fait, j'avoue, je confesse, je me suis assoupie un moment au début du trajet, mais à partir du moment où j'ai rouvert les yeux devant ces merveilles, je les ai gardés écarquillés avec l'impression d'être toujours dans mes rêves..


Réellement splendide et diversifié, on passe de la neige (là haut!) aux rivières oisives, du sable caillouteux au vert dense de l'herbe, c'est fou, c'est beau, ça donne envie de s'arrêter tous les 3 mètres.
J'ai vraiment été surprise de voir tant de beâutés, pleine de mon ignorance béate je ne m'y attendais pas!
Juste pour vous donner une idée, tapez "Glencoe" dans la barre de recherche d'images sur internet, et voyez un peu... C'est juste magique.

Et voilà, nous sommes à Glasgow pour une dernière soirée. On décide d'esquiver le centre ville, qui nous emballe nettement moins que celui d'Edinburgh, et on se trouve un toit dans le quartier de l'université (Hillhead).

Très bon choix, sympa, paisible, résidentiel et fleuri, avec une Université majestueuse qui donnerait envie à n'importe qui de se convertir aux études -ne serait-ce que pour essayer de croiser Harry Potter, qu'on croirait susceptible de jaillir de chaque couloir du beau bâtiment..






En conclusion, j'aurais envie de dire "bueno, bueno, super bueno".
Je pense que je vais le dire d'ailleurs.

jeudi 7 juin 2012

Merci la Reine!

Chère Elisabeth, merci!
Grâce à ta longévité, à ta popularité, et surtout aux jours fériés qui ont été déclarés pour ton "Diamond Jubilee", j'ai eu droit à 4 jours de vacances!
Et j'en ai bien profité.

Direction l'Ecosse!
A peine à  2h30 de ferry de Belfast, ça aurait été trop bête de laisser passer l'occasion...

Alors, en tout premier lieu, clarifions une chose: les kilts, c'est pas pour de rire! On en a vu au moins une quinzaine (portés, parce que si on compte en plus tous ceux affichés dans les magasins et leurs variantes infinies, alors là ça se compte en centaines!)

En tout deuxième lieu, c'est pas facile-facile de faire du stop en Ecosse quand on n'a que 4 jours devant soi. Alors du bus fut-ce.

Le ferry déjà avait un air de vacances, avec sa zone Duty Free seulement pendant le 1/4 d'heure d'eaux internationales, son cinéma, son resto-bar, ses fauteuils design et ses oisifs ou festifs passagers (à la bière dès 11h30).

On débarque à Stranraer, sur la côte sud-ouest de l'Ecosse. On tente d'auto-stopper, mais on n'arrive péniblement qu'à Girvan, seulement 30 miles au nord.. Du coup on se rabat sur un bus qui nous amène à Glagow, puis on décide d'enchaîner sur un deuxième bus pour Edinburgh (édinnbrwerwh) pour y passer la première nuit.

Ouh! Splendide idée! Mais très mauvaise idée à la fois... quand on n'a pas réservé d'hôtel à l'avance! (le couch surfing à la dernière minute sans connexion internet, c'est pas génial non plus). Car apparemment nous n'étions pas les seuls à s'être dit que ces jours fériés étaient l'occasion de se balader un peu.
Ca nous aura permis/obligés de visiter une bonne partie de la ville à pieds dès le soir de notre arrivée..parcourant rues et hôtels complets...Pour enfin parvenir à trouver un endroit où dormir, à savoir le salon d'une auberge de jeunesse partagé avec 4 autres personnes dans la même situation -désespérée- que nous.

Édimbourg est une ville majestueuse. Avant même d'être descendus du bus à notre arrivée, on était déjà sciés par la grandeur des monuments que l'on voyait à chaque coin de rue (et même plus).


Il y a un grand beau château construit sur une falaise en plein centre de la ville, c'est impressionnant et très visité par les touristes. En ce moment des énoormes gradins sont en train d'être installés à l'entrée du châtal pour je ne sais quel événement, et quand on voit le vide derrière, ça ne donne pas envie de s'asseoir dessus.
 

Il y a aussi un pont qui ne surplombe non pas une rivière mais une gare, ce qui est un concept intéressant, mais qui donne quand même moins joli sur les photos. Quelques rues principales étaient en travaux pour la construction d'une ligne de tram.
Autour de la ville on aperçoit des autres bouts de château, des autres monts et collines, c'est vert, c'est bien.

Ca a l'air d'une ville très sympa. En plus on a été gâtés par le temps, ensoleillé (ou plus nuageux MAIS) sans pluie pendant tout notre séjour! Mais morbleu, quel froid! Encore plus froid qu'à Belfast! Oui mesdames, oui messieurs, j'ai regretté de ne pas avoir pris mes gants! Au mois de juin! Si c'est pas malheureux ça ma pauv'dame...

Après une matinée de plus en cette douce capitale, nous nous assîmes dans un nouveau bus en partance pour Inverness, dans le Nord...

A SUIVRE
(... ta ta ta taaam) (ou pom pom pom pooom pour les plus orthodoxes)




Péhesse: L’Écosse est habitée par un curieux peuple qui voue un culte tout-à-fait surprenant au Père de la main invisible (elle-même étant la tante au 2ème degré de Invisible man). Impossible de ne pas repenser avec émotion à toutes ces heures passées sur les théories économiques de l'équilibre général ou IS-LM.. (clin d'oeil clin d'oeil)


samedi 12 mai 2012

Thaï Tanique

Ce Cher Titanic!
Cher Titanic indeed..



Jusqu'à maintenant, il n'évoquait pour moi qu'un film à gros budget et à gros succès avec des acteurs connus et encore jeunes; ainsi qu'une histoire d'attaque kamikaze d'un iceberg sur un énorme paquebot avec plein de riches dedans.


"Je suis le Roi du monde!"


 Mais, en venant à Belfast, on réalise que le Titanic, c'est BIEN PLUS que ça!
Oh oui! Beaucoup plus...
On réalise que le Titanic, c'est Belfast, et que Belfast, c'est le Titanic..

En fait, ce qu'il y a, c'est qu'on est pile poil 100 ans après le naufrage de la bête, coulée en avril 1912. Petit détail, également: c'est à Belfast que le Titanic a été construit, suite à une association entre les chantiers navals Harland & Wolff et la compagnie maritime White Star Line pour faire encore plus mieux que leurs concurrents. La construction navale occupant une grande part de l'industrie à l'époque, des milliers d'ouvriers de Belfast ont participé au projet, et le bateau occupe donc une place particulière dans l'histoire de la ville.

Par conséquent, de nos jours à Belfast, tout est fait pour que la remémoration du Titanic soit massive, positive, touristique et lucrative.




(Le grand truc jaune au fond : une grue typique de Harland and Wolff)


Ainsi donc, le Titanic est partout et à toutes les sauces:
- Un tout nouveau musée Titanic a été inauguré fin avril, pour un coût d'environ £100 millions de pounds... Un immense bâtiment, qui reprend la forme d'une étoile (en référence à White Star Line) et évoque à la fois la proue d'un bateau..*


Assez impressionnant, dois-je dire. Des matériaux aux formes, il apparaît clairement que le musée est pensé pour ressembler au bateau, y compris à l'intérieur.







- Des tonnes de gadgets et produits touristiques emplissent les magasins: cartes postales Titanic, Tshirts Titanic, porte-clefs Titanic, mugs Titanic, crayons Titanic, etc.

- Les agences de tourisme nous racolent sans cesse pour qu'on fasse un Titanic Tour qui va sur les lieux historiques de construction et de conception du paquebal;

- On peut manger ou boire Titanic: une publicité pour du Thé se vante de "mettre le T(hé) dans Titanic", et j'ai aussi vu récemment une vitrine de caviste qui affichait des bouteilles de Whisky Titanic...

- Dans le Centre Ville, juste à côté de la bibliothèque, il est possible d'aller boire un coup au Bar-Pub Titanic!

- Certains poussent même le vice jusqu'à organiser des soirées Titanic, et je me demande s'il faut venir déguisé en noyé ou en glaçon... !!
- Enfin, inutile de le mentionner, le célébrissime film de Djéms Cameron est ressorti au cinéma, en version 3D cette fois!


Le plus drôle dans tout ça, c'est que le côté tragique de l'affaire est rarement évoqué. Le plus important, dans le Titanic, c'est que c'est une "merveille d'ingéniérie" (cf Carte postale), que c'était un bateau extrêmement innovant et audacieux pour l'époque, et surtout, que cette merveille a été100% MADE IN BELFAST! (c'était écrit sur l'étiquette).

Voilà!
Titaniquement vôtre.


*Voyez un peu des vraies photos clâsses sur le site officiel : http://www.titanicbelfast.com




mercredi 9 mai 2012

Le changement, c'est maintenant!

Le FESTIVAL OF FOOLS, le grand, le magnifique, celui qui a mis en ébullition les rues de Belfast du 3 au 7 mai, celui qui a amené plus de 30 artistes du monde entier pour faire marrer les badauds, le beau, l'incroyable, l'exceptionnel, en un mot, celui que j'ai contribué à organiser, est désormais fini.

Las!
Ce fut formidable. Intéressant, rigolo, bordélique, intense, frais. Et maintenant, apu.
Du coup mon stage se retrouve privé d'une grande partie de son contenu, et me voilà fort dépourvue. Je plane encore un peu, et les collègues aussi, on a du mal à croire que tous ces mois de préparation pour ces 5 jours de feste ont désormais atteint leur objectif et qu'il nous faut passer à autre chose..
Le changement c'est maintenant!


dimanche 29 avril 2012

Carrick a rede

Dimanche 22 avril, c'était le jour de la Chaussée des Géants.
Mais pas uniquement!
En effet, après la distillerie Old Bushmills, on a longé la côte en direction de Belfast et on s'est arrêté à Carrick-a-rede, où se trouve le célèbre  Rope Bridge (pont de corde).
C'était presque encore plus joli que Giants Causeway tellement que c'était beau.



D'abord, il faut marcher un peu, entre la mer et les moutons -on commence à avoir l'habitude.
On arrive ensuite au pont qui relie la falaise sur laquelle on se trouve et la toute petite île de Carrick.
Le pont, comme son nom l'indique, est fait de cordes et de bois.


 



Nonobstant il a un air sérieux et ne donne pas l'impression d'être fragile: du coup, quand on pose le pied sur ce pont suspendu à 30 mètres de haut au-dessus d'une eau très claire, on est confiant et épaté du paysage, et hop! sans les mains! ..pour pouvoir prendre 18647 photos par minute.


Si on se retourne vers le côté que l'on vient de quitter, on peut voir sous le chemin les grandes falaises creusées par l'eau.



 L'eau est tellement transparente qu'on se croirait en Sardaigne.. Sauf qu'ici curieusement on a moins envie d'enlever ses gants, bonnet, manteau, écharpe (...) pour se baigner.

 Après le pont, on a une vue sur un mur d'oiseaux, qui nichent dans les creux de la falaise ou volent autour : plein de mouettes (ou goélands, en tout cas des trucs blancs avec un bec et qui émettent des sons marins), quelques guillemots (plus petits, noirs à bec noir), et même, un pigeon! Complètement incongru dans ce décor, on se demandait autant que lui ce qu'il foutait là.
















Une fois sur l'île de Carrick, on marche sur de l'herbe tellement épaisse qu'on a l'impression de rebondir. De là, on aperçoit l'Ecosse! Et aussi la mini île qui est juste à côté mais qu'on ne peut pas rejoindre -pas de pont cette fois-. Du coup les oiseaux en profitent pour envahir les rochers qui ont l'avantage d'être un peu plus plats que la falaise d'à côté..

La mini île aux oiseaux



C'est pô bien grand, mais, pardi, c'est joli!

















mardi 24 avril 2012

Giant's Causeway

J'avais bien mieux à faire, dimanche, que d'endurer les élections présidentielles françaises.

Grand bien m'en fasse! Avec nos petits camarades en visite chez nous, on est allé à la Chaussée des Géants (Giants' Causeway).



Dommage, on n'a pas eu droit à beaucoup de soleil, car un petit rayon de lumière aurait dévoilé la munificence du lieu! Sa plénitude, son irradiance!




C'est une incroyable curiosité géologique sur la côte tout au nord de l'île irlandaise. La légende raconte que le héros du coin, Finn, avait construit un pont géant pour rejoindre la côte écossaise, où se trouvait un autre géant. Effectivement, on trouve un site comparable sur la côte écossaise. Les raisons et les modalités de leur rivalité sont variées, mais le plus important c'est qu'à la fin - naturellement! - c'est l'Irlandais qui gagne.
Mais qu'est-ce? Un ensemble de rochers noirs et gris de différentes tailles mais d'une forme géométrique très régulière, hexagonale, qui sont agglutinés les uns aux autres, jusqu'à la mer. Ils sont issus d'une forme de basalte (lave), refroidis rapidement il y a environ 50-60 million d'années, virgule trois.






 On peut marcher dessus, mais attention ça gliisssse! Le haut de ces "colonnes" est parfois creusé, et d'autres fois bombé, ça fait des marches qui, mouillées, sont aussi glissantes qu'une patinoire un jour de soleil. Ou qu'une peau de banane sur le trottoir.
(D'ailleurs j'en ai vu une ce matin, de peau de banane sur le trottoir, ça m'a fait penser à ces BD pleines de blagues gentilles et désuètes du genre Boule et Bille, et j'ai ri. Cela dit le reste du temps les trottoirs sont très propres. Peu de déchets au sol, pas de crotte de chien surprise, ce qui est très agréable quand on marche régulièrement dans la rue! A-ce un rapport avec les amendes encourues par les pollueurs (jusqu'à £500) que des petits panneaux nous rappellent régulièrement le long du trottoir? Je ne sais guère.)




Bref, difficile à décrire, le Giants' Causeway, il vaut mieux exposer son unique et exceptionnellement exclusive originalité intrinsèque par des images, qui feront mieux que mes mots.








Des tout mous!










 Des colonnes grecques!














Puis,
On est juste à côté, comment ne pas y aller ? A Old Bushmills, connue comme la plus ancienne distillerie de whisky du monde..
On apprend la différence entre le whisky scotch (écossais), qui a un goût fumé, et le whisky irlandais, qui subit 3 distillations consécutives (contrairement aux américains qui n'en ont qu'une seule, bouh caca). A la fin, dégustation: on a le choix entre du 10 ans d'âge, 12 ans, 16 ou 20, et une cuvée spéciale "1608" préparée pour les 400 ans du lieu.. On a fait notre choix grâce à un grand panneau illustré qui nous expliquait que dans celui-ci on a des saveurs de pêche alors que dans celui-là on sent distinctement du chocolat au lait et de la vanille.. Je n'y ai vu que ma langue en feu!
(J'exagère, promis! J'ai dégusté et tout! Vous m'accorderez tout de même l'expression?)

Reprendre la route de la côte et rouler à gauche après ça, c'est hachement plus drôle!