Aujourd'hui, je beneficie d'une exceptionnelle connexion rapide ; j'en ai meme charge des photos pour la peine. Je mets de la creme dans le beurre!
Mais, comme vous pouvez le lire dans le commentaire de l'antepenultieme message (ou pas loin), je suis confrontee dans mon bled campagnard a des soucis de connexion.. Cette derniere est tellement lente et reticente que la derniere fois il m'etait impossible de me connecter a mon propre blog.. c'est embetant pour communiquer.
Voila..
Affaire a suivre..
lundi 30 novembre 2009
Velos
Velo de colporteur
Velo de Gandhi
Je suis tellement emoustilee par cette rapide connexion occasionnelle que j'en mets 2 photos (si ca a bien marche) sans meme ecrire! Revolution! Un message court!
Alphonse
Ah ! Fallait-il que je vous visse,
Fallait-il que vous me plussiez,
Qu’ingénuement je vous le disse,
Que fièrement vous vous tussiez.
Fallait-il que je vous aimasse,
Que vous me désespérassiez ,
Et que je vous idôlatrasse,
Pour que vous m’assassinassiez !
Ode à l’Humanité
ou Emploi du Subjonctif
Alphonse Allais.
Eh bien, cher Alphonse, tu me réconcilies avec la poésie !
D’autant que tu es cité par Romain Gary, qui ne sait à ma connaissance écrire que des bouquins épatants !
J’applaudis des deux mains.
(à ce propos, je vous enjoins à essayer d’applaudir dans l’autre sens, c’est-à-dire d’inverser la main qui tape et la main qui recoit la tape : vous verrez, c’est hachement difficile !)
Fallait-il que vous me plussiez,
Qu’ingénuement je vous le disse,
Que fièrement vous vous tussiez.
Fallait-il que je vous aimasse,
Que vous me désespérassiez ,
Et que je vous idôlatrasse,
Pour que vous m’assassinassiez !
Ode à l’Humanité
ou Emploi du Subjonctif
Alphonse Allais.
Eh bien, cher Alphonse, tu me réconcilies avec la poésie !
D’autant que tu es cité par Romain Gary, qui ne sait à ma connaissance écrire que des bouquins épatants !
J’applaudis des deux mains.
(à ce propos, je vous enjoins à essayer d’applaudir dans l’autre sens, c’est-à-dire d’inverser la main qui tape et la main qui recoit la tape : vous verrez, c’est hachement difficile !)
Un Dien
Figurez-vous qu’ici, en plein Chachikpur bourg, dans l’Inde la plus rurale qui soit, je suis tombée sur un village d’Indiens !
Mais oui, parfaitement, vous avez bien entendu : un village d’Indiens en Inde ! Mais.. pas les mêmes.. Moi je parle des Peaux-rouges, des Apaches, des Iroquois, bref, des copains de Yakari qui vivent dans des tipis. Eh bien oui, ils sont venus jusqu’ici.
C’est sur le chemin d’Arjunpur que j’ai découvert leur campement. Ils sont installés sur une petite plaine verdoyante au pied d’un pont, à proximité de la rivière.
Mais moi, je sais bien qu’ils sont là, juste en dessous, bien cachés, et qu’ils se marrent bien en s’imaginant que personne ne les a reconnus..
Mais oui, parfaitement, vous avez bien entendu : un village d’Indiens en Inde ! Mais.. pas les mêmes.. Moi je parle des Peaux-rouges, des Apaches, des Iroquois, bref, des copains de Yakari qui vivent dans des tipis. Eh bien oui, ils sont venus jusqu’ici.
C’est sur le chemin d’Arjunpur que j’ai découvert leur campement. Ils sont installés sur une petite plaine verdoyante au pied d’un pont, à proximité de la rivière.
Et, rusés comme des Sioux, pour ne pas qu’on les reconnaisse ils ont savamment dissimulé leurs tentes côniques sous des tas de paille. L’illusion est parfaite, on jurerait qu’il ne s’agit que de paille qui sèche et qui est disposée verticalement pour ne pas garder l’eau en cas de pluie. C’est vrai que c’est à ca que servent les especes de petits chapeaux qui ornent les pyramides de bouses : ils protègent ces briques de terre, bouse et paille de la pluie afin d’en faire un combustible en hiver quand il n‘y a pas de bois.
Monotonie neutralisee
Alors que, lors de ma dernière connexion, je m’apprêtais à me plaindre d’une certaine monotonie, d’un début de banalité du quotidien, voilà que le gouli goula en décide autrement et me replonge dans des découvertes et des projets nouveaux.
Il faut dire que j’ai un peu décidé de reprendre les choses en main, aussi. Par exemple, au lieu de suivre mon si banal itinéraire PANI-maison et inversement, je me suis enfin lancée à l’aventure en faisant des petits détours dans les champs avoisinnants.
Certes, j’aurais dû le faire depuis longtemps. Eh bien,.. oui, c’est vrai, que rétorquer à une telle évidence ?
La nouveauté du concept résida dans le fait que je me déplacai cette fois-ci à pieds, en poussant mon vélo. Ca change tout ! Au lieu de voir le paysage défiler aussi vite que je pédale, (pfiou ! super vite), j’eus cette fois-ci le temps de sentir le sol sous mes pieds, de voir les petits détails, de croiser véritablement les gens..
Du coup, en une après-midi, je me suis fait pote avec tout le village !
J’exagère, comme toujours, mais j’ai tout de même eu ce jour-là l’occasion de faire de très jolies rencontres et je m’en réjouis moultement.
Un groupe d’enfants, par exemple, qui cherchait des oeufs de Pâques dans un champs (ils ramassaient des petites pousses), me voyant tourner autour de l’étang de Pooja (Pujah qui n’a pas de h, c’est bien dommage, ca lui allait bien), m’a donné l’occasion de prendre l’une de mes plus belles photos : quand je passai près d’eux, ils vinrent me voir et on a ‘discuté’ un peu (les guillemets viennent rappeler qu’avec moi, ici, toute conversation se résume encore à quelques questions courtes et lentes de mon interlocuteur et à mes réponses, encore plus courtes et lentes).
Puis, tout joyeux qu’ils étaient, contents du passage d’une extraterrestre dans leur environnement, ils m’ont demandé de les prendre en photo. Ils ont formé une petite grappe ravie au bord du champs, et on voit bien sur la photo que ca leur plait beaucoup d’être là et de se faire prendre en photo tous ensemble par une espèce d’étrange étrangère déguingandée!
Même si je n’ai pas pris le temps de peaufiner le cadrage, je trouve cette photo magnifique, autant par son thème (je vous ai bien dit que les Indiens étaient beaux !) que par sa petite histoire..
Ils m’ont ensuite raccompagnée jusqu’à la maison, en continuant de ‘bavarder’.
Glop !Et puis, plus récemment, pour me sentir ‘libre’, j’ai recouru à une méthode bien plus répandue en Occident que la précédente : j’ai enfourché mon vélo, pris mon sac à dos vide, mes jambes, et j’ai emporté le tout quelques 7 km plus loin, à Goshainganj.
Goshain Ganj, c’est le marché le plus proche. J’en ai déjà parlé pour le comparer aux marchés péruviens, à peu près aussi grouillants, bruyants, étonnants et plein de gens.
(Moins oppressant, ici, peut-être. J’étais moins préoccupée par les éventuels risques de vol à l’arrachée, ou par les remarques et sifflements désagréables qui n’ont apparemment cours qu’en Namérique latine.)
Me voilà donc au marché, pimpante et guillerette, une longue liste en main, et, pour une fois, SEULE ! Les quelques rares fois où je m’y étais précédemment rendue, c’était -moins fatigant- en moto ou en voiture, et toujours accompagnée par quelqu’un de bien intentionné qui ne me laissait pas faire 3 pas toute seule sans me demander de rejoindre le véhicule ou LE stand dans lequel tous les achats sont effectués.
En effet, de ce que j’en ai vu jusqu’à présent, il semblerait que le ‘shopping’ n’est pas un passe-temps envisageable pour les Indiens : ils se rendent dans le moins possible de stands différents, (là où ils sont des habitués), et utilisent la voiture ou la moto qui attend juste devant pour rejoindre le stand suivant.
Surtout pas de déambulation nonchalante ! Impossible de ne pas avoir un objectif et une idée d’achat très précise en tête ! Mon sens bien occidental de l’achat comme moyen d’expression de ma liberté en était fort frustré.
C’est maintenant chose réparée. J’ai pu satisfaire à l’envi (et même pas à outrance !) mes désirs de ballade visuelle, tactile et odorante, m’intéressant aléatoirement aux stands qui venaient se placer devant mes yeux, ainsi que mes besoins irrépressivo-compulsifs d’achats (c’est pas à Chachikpur que je peux acheter quoi que ce soit ! À part peut-être le prix d’une réparation de roue de vélo ou un paquet de biscuit dans l’un des mini étalages qui bordent la route..). Pour ne pas désappointer trop les vendeurs, qui n’auraient pas compris que je leur dise que je ne sais pas ce que je veux et que simplement regarder me convient, j’avais prévu une petite liste (Quoi ? Trois paragraphes plus haut c’était une longue liste ! Faudrait savoir !) de bidules et bidouille si typiquement locaux que je voulais acquérir. Effectivement. Quelques heures plus tard, je suis repartie pétaradante sur mon vélo, avec mon sac à dos plein, et mes gambettes un peu moins disposées aux kilomètres qu’à l’aller.En tout cas, ca m’a fait du bien. Je m’attendais à ce qu’on ne me laisse pas faire le trajet seule, même en plein jour (oui, on prend vraiment BIEN soin de moi ici). D’ailleurs, peut-être que j’ai juste bénéficié du fait que Bharat n’était pas là et Mani pas au courant de ma sortie.. !
Bref.
En tout cas, ca m’a remis un peu d’applomb (dans les ailes), redonné un apercu d’indépendance, et il faut que je trouve un troisième élément pour que ma phrase conserve un joli rythme ternaire.
Et puis, forcément, comme j’étais relancée, j’ai appris une autre nouvelle concordant avec mon élan : je vais accompagner le Docteur Ugrasen (qui est mon référent d’un anglais titubant, ici à Chachikpur) et J.Giri, de Faizabad, pour aller finaliser et défendre un projet à l’office de PLAN (partenaire de PANI), a Varanasi !
C’est prévu pour début décembre.
Et ca me réjouit beaucoup.
à souivre..
samedi 28 novembre 2009
Langage et interpellations, variation a deux oreilles
Diantre, que les oreilles indiennes diffèrent des miennes !
D’abord, il y en a des poilues. Dépassant horizontalement de la partie extérieure de l’organe auditif, les poils confèrent à leur possesseur une certaine allure de Savant Fou.
Et puis il y a cette notion de l’harmonie que j’ai du mal à partager.. La prière du matin par exemple, consiste en un long chant d’un quart d’heure, entonné en choeur par tous les présents.
D’une manière générale, pour chanter, l’Indien prend une voix un peu nasale. (Dans le cas des petites filles, c’est franchement nasillard. rien à faire, c’est culturel.)
Lors de la prière, c’est donc une compétition de voix nasales qui se superposent, suivant des tons et des mélodies aussi divers qu’il y a de chanteurs. N’oublions pas que les chansons indiennes sont riches en trémolos qui font changer d’un demi-ton, ou qui font simplement trémoler la mélodie.
Vous imaginez que parfois, le résultat est quelque peu incongru pour l’oreille inexpérimentée..
Ce qui n’empêche pas une certaine harmonie (une harmonie certaine !) de se dégager. Lorsqu’une voix un peu plus forte et juste que les autres mène la danse, ca peut même être très beau.
Toujours est-il qu’après une bonne douzaine d’écoutes de ce chant, même si je commence à le connaître à peu près, il y a toujours des passages dont je n’ai pas réussi à entendre ni comprendre la note attendue.
Par ailleurs, les gens que je côtoie depuis maintenant plus d’un mois (au jour de la redaction) ont une extraordinaire capacité à superposer des sons par dessus les autres. Dans des pièces parfois résonnantes, mais en extérieur aussi, il n’est pas rare de rencontrer moultes conversations parallèles entre les personnes présentes, chacune renchérissant sur celle des voisins, et cherchant à outrepasser le bruit du tracteur du champs d’à côté et / ou les quelques enfants qui crient ou pleurent au milieu.
Je ne sais pas comment qui que ce soit parvient á entendre quoi que ce soit.
Le niveau sonore est encore splendidement augmenté lorsque le portable de l’un se met à sonner. Là, ca part en eau de boudin. Je crois que je n’ai encore jamais vu personne parler normalement (j’entends par là avec une voix posée) dans un téléphone. Tous se sentent obligés de crier, même en l’absence de bruit autour ou en présence d’un orateur ou musicien que tout le monde écoute..
Sigh.
• Puis, pendant qu’on est dans les cris, occupons-nous des interpellations.
Dans la maison, ou partout ailleurs, pour appeler quelqu’un, on ne se contente pas de crier son nom. ah non !
Dans la majorité des cas, la personne est désignée par son état, sa position : c’est donc des «didi (gde soeur), bhaiya (frere, valable pour a peu pres tout le monde), baba (gd pere), dadi (gd-mere), bua (tante), bhabi (belle-soeur) ; ou ‘eh larki’ (eh petite fille).. » qui fusent.
Il faut savoir que l’hindi est particulierement riche en termes pour désigner les membres de la famille. Il distingue la tante paternelle et maternelle, la belle-fille du premier et du deuxieme fils, l’oncle selon qu’il est le cadet ou l’ainé de la fratrie.. Chacun a droit a son mot ! et je suis loin de tous les connaître..
Quand quelqu’un a le ‘privilège’ de se faire heller par son prénom, c’est toujours précédé d’un grand « eeh » . Un exemple : Eeeeh Ranjanaa ! Dudh lao ! (=Chère Ranjana, aurais-tu l’amabilité d’apporter du lait s’il te plait ?)
Et puis, toujours pour faciliter mon apprentissage, l’hindi n’a rien trouvé de mieux que de possèder 3 ou 4 types de t et de d différents.. dont je ne percois pas la difference ! Embêtant, un peu oui..
D’abord, il y en a des poilues. Dépassant horizontalement de la partie extérieure de l’organe auditif, les poils confèrent à leur possesseur une certaine allure de Savant Fou.
Et puis il y a cette notion de l’harmonie que j’ai du mal à partager.. La prière du matin par exemple, consiste en un long chant d’un quart d’heure, entonné en choeur par tous les présents.
D’une manière générale, pour chanter, l’Indien prend une voix un peu nasale. (Dans le cas des petites filles, c’est franchement nasillard. rien à faire, c’est culturel.)
Lors de la prière, c’est donc une compétition de voix nasales qui se superposent, suivant des tons et des mélodies aussi divers qu’il y a de chanteurs. N’oublions pas que les chansons indiennes sont riches en trémolos qui font changer d’un demi-ton, ou qui font simplement trémoler la mélodie.
Vous imaginez que parfois, le résultat est quelque peu incongru pour l’oreille inexpérimentée..
Ce qui n’empêche pas une certaine harmonie (une harmonie certaine !) de se dégager. Lorsqu’une voix un peu plus forte et juste que les autres mène la danse, ca peut même être très beau.
Toujours est-il qu’après une bonne douzaine d’écoutes de ce chant, même si je commence à le connaître à peu près, il y a toujours des passages dont je n’ai pas réussi à entendre ni comprendre la note attendue.
Par ailleurs, les gens que je côtoie depuis maintenant plus d’un mois (au jour de la redaction) ont une extraordinaire capacité à superposer des sons par dessus les autres. Dans des pièces parfois résonnantes, mais en extérieur aussi, il n’est pas rare de rencontrer moultes conversations parallèles entre les personnes présentes, chacune renchérissant sur celle des voisins, et cherchant à outrepasser le bruit du tracteur du champs d’à côté et / ou les quelques enfants qui crient ou pleurent au milieu.
Je ne sais pas comment qui que ce soit parvient á entendre quoi que ce soit.
Le niveau sonore est encore splendidement augmenté lorsque le portable de l’un se met à sonner. Là, ca part en eau de boudin. Je crois que je n’ai encore jamais vu personne parler normalement (j’entends par là avec une voix posée) dans un téléphone. Tous se sentent obligés de crier, même en l’absence de bruit autour ou en présence d’un orateur ou musicien que tout le monde écoute..
Sigh.
• Puis, pendant qu’on est dans les cris, occupons-nous des interpellations.
Dans la maison, ou partout ailleurs, pour appeler quelqu’un, on ne se contente pas de crier son nom. ah non !
Dans la majorité des cas, la personne est désignée par son état, sa position : c’est donc des «didi (gde soeur), bhaiya (frere, valable pour a peu pres tout le monde), baba (gd pere), dadi (gd-mere), bua (tante), bhabi (belle-soeur) ; ou ‘eh larki’ (eh petite fille).. » qui fusent.
Il faut savoir que l’hindi est particulierement riche en termes pour désigner les membres de la famille. Il distingue la tante paternelle et maternelle, la belle-fille du premier et du deuxieme fils, l’oncle selon qu’il est le cadet ou l’ainé de la fratrie.. Chacun a droit a son mot ! et je suis loin de tous les connaître..
Quand quelqu’un a le ‘privilège’ de se faire heller par son prénom, c’est toujours précédé d’un grand « eeh » . Un exemple : Eeeeh Ranjanaa ! Dudh lao ! (=Chère Ranjana, aurais-tu l’amabilité d’apporter du lait s’il te plait ?)
Et puis, toujours pour faciliter mon apprentissage, l’hindi n’a rien trouvé de mieux que de possèder 3 ou 4 types de t et de d différents.. dont je ne percois pas la difference ! Embêtant, un peu oui..
jeudi 12 novembre 2009
Ciel
sam 7 novembre 09 (date de redaction)
Ô Ciel ! Je crois bien avoir retrouvé mes accents ! à í ê è ý, mais c’est formidable ! il ne me manque que le trema et la cédille pour être aux anges.
Je vais désormais m’en donner à coeur-joie, combinant par la force de mes doigts déployés d’un bout à l’autre du clavier des touches aussi incongrues que ctrl, shift et ~ ou apostrophe..
Dingue !
C’est l’hiver, paraît-il. Il aurait commencé.
C’est vrai, ne le nions pas, je dors désormais avec une couverture. Mais elle est si pépaisse que je passe la moitié de la nuit a me demander s’il vaut mieux que j’aie trop chaud en dessous ou un peu frisquet au-dessus..
Les autochtones, eux, ont décidé qu’il faisait très froid : ils ont sorti manches longues et chaussettes (chaussettes à tongs) et emmitoufflent les enfants de la tête aux pieds comme s’ils partaient rendre visite aux pingouins.
En guise de feuilles mortes automnales ou de neige hivernale, il n’y a guère que les chiens qui continuent de joncher le sol. Ces pauvres bestiauds sont les seuls animaux (peut-être avec les chats) dont personne ne veut ici, ils ont souvent une sale mine et errent un peu partout pour essayer de récupérer quelque mangeaille avant de se faire chasser par des cris ou des chaussures. Le reste du temps, ils se grattent et s’endorment sur le sol.
La température de ce début d’hiver me convient tout-à-fait : il suffit d’un mini gilet (une ptite laine) le matin tôt et après la tombée de la nuit, et le reste de la journée on peut savourer le beau temps avec les mouches et les bras nus sans transpirer plus d’eau que n’en contient le corps ; ce qui change de début Octobre.
Je n’ai pas hâte du mois de mars, où la température remonte et peut atteindre, une fois l’été installé, les 45 degrés...
Pour le moment, n’y pensons pas ! C’est l’heure des récoltes et les tas de paille envahissent les abords des maisons. On voit de plus en plus souvent des gens sans tête : elle a disparu sous une grosse botte de riz qu’il faut apporter du champs au lieu de stockage.
En prévision du froid, on stocke aussi des bûches. Des bûches.. enfin.. des branches qu’on a coupé directement sur l’arbre, à la machette !
[C’est chouette tous ces accents, mais alors, ca me prend un temps ! J’écris aussi vite qu’un raton-laveur..]
Ô Ciel ! Je crois bien avoir retrouvé mes accents ! à í ê è ý, mais c’est formidable ! il ne me manque que le trema et la cédille pour être aux anges.
Je vais désormais m’en donner à coeur-joie, combinant par la force de mes doigts déployés d’un bout à l’autre du clavier des touches aussi incongrues que ctrl, shift et ~ ou apostrophe..
Dingue !
C’est l’hiver, paraît-il. Il aurait commencé.
C’est vrai, ne le nions pas, je dors désormais avec une couverture. Mais elle est si pépaisse que je passe la moitié de la nuit a me demander s’il vaut mieux que j’aie trop chaud en dessous ou un peu frisquet au-dessus..
Les autochtones, eux, ont décidé qu’il faisait très froid : ils ont sorti manches longues et chaussettes (chaussettes à tongs) et emmitoufflent les enfants de la tête aux pieds comme s’ils partaient rendre visite aux pingouins.
En guise de feuilles mortes automnales ou de neige hivernale, il n’y a guère que les chiens qui continuent de joncher le sol. Ces pauvres bestiauds sont les seuls animaux (peut-être avec les chats) dont personne ne veut ici, ils ont souvent une sale mine et errent un peu partout pour essayer de récupérer quelque mangeaille avant de se faire chasser par des cris ou des chaussures. Le reste du temps, ils se grattent et s’endorment sur le sol.
La température de ce début d’hiver me convient tout-à-fait : il suffit d’un mini gilet (une ptite laine) le matin tôt et après la tombée de la nuit, et le reste de la journée on peut savourer le beau temps avec les mouches et les bras nus sans transpirer plus d’eau que n’en contient le corps ; ce qui change de début Octobre.
Je n’ai pas hâte du mois de mars, où la température remonte et peut atteindre, une fois l’été installé, les 45 degrés...
Pour le moment, n’y pensons pas ! C’est l’heure des récoltes et les tas de paille envahissent les abords des maisons. On voit de plus en plus souvent des gens sans tête : elle a disparu sous une grosse botte de riz qu’il faut apporter du champs au lieu de stockage.
En prévision du froid, on stocke aussi des bûches. Des bûches.. enfin.. des branches qu’on a coupé directement sur l’arbre, à la machette !
[C’est chouette tous ces accents, mais alors, ca me prend un temps ! J’écris aussi vite qu’un raton-laveur..]
A7
Me levant tous les matins sans réveil entre six heures et demie et sept heures,
enfourchant mon vélo dans la chaleur fraîche du matin parmi les champs légèrement brumeux,
respirant l’air pur de la campagne en pédalant assez vigoureusement pour ne pas perdre l’élan rudement acquis au démarrage de cette bicyclette univitesse,
rentrant à domicile en fin d’après-midi pour voir le soleil rougeoyer de toute sa circonférence derrière les cannes à sucre,
me remplissant l’esprit de spirituelles méditations acquises au cours d’un meeting incompréhensible ou lors de lectures philosophiques,
participant par ma présence à la prière quotidienne,
me purifiant chaque jour par un bain à l’eau froide,
relaxant de temps en temps mes muscles par quelques étirements,
participant aux tâches domestiques en tant qu’assistante-cuisson des chapatti (ou roti et non pas ruti comme je le croyais),
me nourrissant d’une saine (et pas maigre pour un brin) pitance,
me couchant raisonnablement rarement après 21heures, (de toutes facons à cette heure-là il n’y a plus d’électricité) ; ...
...N’est-ce pas une vraie vie d’ascète ?
Pour être honnête, je ne mène pas une vie strictement mesuree et il existe bien d’autres domaines en plus de la nourriture qui ne sont pas sujets à la saine modération de mon nouveau rythme de vie.
Et dans ce cas-là, pour le coup, je m’en mets plein la panse ! C’est tellement bon aussi..
En fait, j’ai un peu l’impression d’effectuer ma tache maoiste de jeune étudiante citadine découvrant la vie de la campagne..
« Ah bon ? C’est donc ca une poule ? Ahh, et le lait ne pousse pas sur des arbres à bouteilles ? Ca alors.. ! »
Sans rire, quand on me pose des questions sur l’agriculture francaise, je ne suis même pas capable de dire si on produit du riz ou pas..
J’étais plutôt d’avis que non, c’est trop embêtant et on préfère l’importer des pays où les gens aiment bien avoir les pieds dans l’eau, et puis là mon esprit me rappelle qu’en maternelle on est allé faire une classe verte en Camargue au cours de laquelle on a appris que c’est une région de rizières..
Bref, je ne suis pas trop au point.
enfourchant mon vélo dans la chaleur fraîche du matin parmi les champs légèrement brumeux,
respirant l’air pur de la campagne en pédalant assez vigoureusement pour ne pas perdre l’élan rudement acquis au démarrage de cette bicyclette univitesse,
rentrant à domicile en fin d’après-midi pour voir le soleil rougeoyer de toute sa circonférence derrière les cannes à sucre,
me remplissant l’esprit de spirituelles méditations acquises au cours d’un meeting incompréhensible ou lors de lectures philosophiques,
participant par ma présence à la prière quotidienne,
me purifiant chaque jour par un bain à l’eau froide,
relaxant de temps en temps mes muscles par quelques étirements,
participant aux tâches domestiques en tant qu’assistante-cuisson des chapatti (ou roti et non pas ruti comme je le croyais),
me nourrissant d’une saine (et pas maigre pour un brin) pitance,
me couchant raisonnablement rarement après 21heures, (de toutes facons à cette heure-là il n’y a plus d’électricité) ; ...
...N’est-ce pas une vraie vie d’ascète ?
Pour être honnête, je ne mène pas une vie strictement mesuree et il existe bien d’autres domaines en plus de la nourriture qui ne sont pas sujets à la saine modération de mon nouveau rythme de vie.
Et dans ce cas-là, pour le coup, je m’en mets plein la panse ! C’est tellement bon aussi..
En fait, j’ai un peu l’impression d’effectuer ma tache maoiste de jeune étudiante citadine découvrant la vie de la campagne..
« Ah bon ? C’est donc ca une poule ? Ahh, et le lait ne pousse pas sur des arbres à bouteilles ? Ca alors.. ! »
Sans rire, quand on me pose des questions sur l’agriculture francaise, je ne suis même pas capable de dire si on produit du riz ou pas..
J’étais plutôt d’avis que non, c’est trop embêtant et on préfère l’importer des pays où les gens aiment bien avoir les pieds dans l’eau, et puis là mon esprit me rappelle qu’en maternelle on est allé faire une classe verte en Camargue au cours de laquelle on a appris que c’est une région de rizières..
Bref, je ne suis pas trop au point.
Les restes
J’ai déjà longuement palabré sur les femmes, je les ai décrites des orteils aux cheveux avec toutes leurs couleurs et leurs bijoux.
Il serait temps que je passe au reste, c’est-à-dire les hommes, qui font bien pâlichons à leurs côtés !
Ce n’est pas étonnant, si l’on prend en compte le fait que leurs habits, à eux, sont bien plus pastel. Du beige au gris en passant par le bleu, certains audacieux osent toutefois une chemise violette ou orange de temps en temps. Je n’ai pas percu une très grande diversité des styles : la grande majorité adopte un pantalon en toile avec un pli droit bien marqué et une chemise. Cette dernière a désormais des manches longues (c’est l’hiver !) et recouvre, si l’individu est frileux, quelque t shirt à manches longues. En été, c’est le maillot de corps qui est de mise, [comme au Pérou], même si l’on ne voit que ca à travers la fine chemise beige.
La moustache est egalement presente chez tous les hommes, sauf exception. On les trouve meme sur les dessins des enfants !
Cerise sur le gâteau, et, certainement, héritage Britannique, les pulls en laine sans manches ! Ils fleurissent un peu partout avec l’avancée du ‘froid’.
Spécialité locale : les tongs recouvrant l’orteil ! Presques toutes les chaussures sont des chaussures ouvertes, et la plupart dispose de ce petit piquet de séparation entre le gros orteil et les autres qui forme d’ordinaire des tongs. Mais assez souvent également, ici, un petit bout de cuir vient faire un toit au-dessus de quelques-un des orteils privilégiés ! Pas facile à décrire ; mais pas forcément crucial non plus, rétorquerez-vous.
Soit.
Une autre coutume que j’ai trouvé assez plaisante est celle du drap à rayures autour de la taille. On en voit assez souvent, y compris pour ceux qui travaillent dans les champs, ca donne un petit air « je viens de sortir de la salle de bains ».
Mani, le deuxième frère de la maison, adopte invariablement ce confort vestimentaire immédiatement rentré chez lui. Il parade de pièce en pièce en maillot de corps et calecon ; avec ou sans drap en fonction de son humeur.
Il faudrait faire une description complète de ce personnage assez rempli de royal dédain et de tons désagréables (il ne parle pas, il ordonne) ; mais pour l’heure, je préfère vous laisser simplement avec l’image folklorique du beauf pacha en son domicile.
Gandhi est là, lui aussi. Je l’ai déjà croisé plusieurs fois sur le bord des routes, il a vieilli, a un menton tout fin, il porte toujours ses petites lunettes rondes et souvent un turban blanc enroulé sur le crâne. Son pantalon, à lui, c’est (encore une fois) un drap, (un grand tissu blanc), mais cette fois-ci il est astucieusement noué pour en faire une sorte de grande culotte.
J’aime beaucoup voir ces petits pépés-Gandhi, ridés et immobiles, souvent accroupis, ils me donnent une sensation de calme et de paix..
jeudi 5 novembre 2009
Ceremonies d'Octobre : Pujah
(J'aimerais mettre plus de photos, mais pour l'heure ca m'est bien timpossible.)
• PUJAH
A partir du 23 octobre, c’etait le debut de la fete de Pujah a la maison Bhushan.
Toute la grande famille est arrivee petit a petit, des guirlandes brillantes et leurs cousines faites de fleurs ont recouvert les murs, plafonds et encadrures de portes, et l’etage de la maison s’est rempli de sommiers de lits tresses, matelas et autres couvertures.
Effectivement, il a fallu deployer une sacree artillerie, mais bien necessaire, etant donne que la famille au complet reunit une bonne cinquantaine de personnes !
Plethore de cousins, d’oncles et de belles soeurs que j’ai d’abord eu bien du mal a identifier ont commence a s’affairer et a papoter dans toutes les pieces, tandis qu’une dizaine d’enfants jouait dehors.
Pour nourrir tout ce beau monde, une armada d’epouses produisait des chapatti a la fordiste, et les plats de legumes avaient une taille gargantuesque. Un soir, on a meme eu droit a une marmite de sorciere, une marmite d’ogre qui pouvait contenir facilement deux ou trois petits enfants.. Elle s’est contentee d’un mouton, qui nous a bien regales servi dans des assiettes de feuilles d’arbres cousues !
(c’etait une occasion speciale, car d’habitude la maison ne mange pas de viande. [ben oui mon gros beta les maisons ca ne mange pas]. Etre vegetarien est qqch de tres courant ici, et les ‘cuisines vegetariennes’, c a dire les cuisines dans lesquelles on n’a pas le droit de cuisiner de viande, sont encore plus nombreuses.)
Le premier soir, la ceremonie se deroulait dans la chambre de Dadi ji, (Grand-mere). La chambre avait ete videe, ses murs decores : un visage peint, encore des guirlandes, des tonnes d’encens et un petit brasero. J’ai d’abord cru qu’ils tentaient une asphyxie generale, avec la fumee que ca degageait en plus de l’encens, mais ca avait l’air de leur convenir.
Dans la piece, deux petits tabourets : sur l’un, Dadi ji, en blanc, et sur l’autre, face au visage du mur, Bharat (le fils aine de la fratrie), egalement enveloppe dans un drap blanc.
Plus des bougies et d’autres accessoires contribuant a la mise en scene.
Chacun rentrait a son tour dans la piece, deposait dans le feu quelques pincees d’un melange de copeaux et de sucres en guise d’offrande, priait si desire, touchait le sol de sa tete puis les pieds des deux blancs protagonistes, avant de laisser la place au suivant. A l’exterieur, devant la porte, les autres sont assis sur le tapis et chantent des prieres, les voix se repondent et se reprennent en choeur..
Ce soir-la, on ne mange que d’une sorte de bouillie tres sucree et tres riche, c’est le dernier aliment que mangent la grand-mere, Bharat et quelques freres avant de commencer un jeune de trois jours.
Quand tout le monde eut fini, nous fimes tous 15 minutes de silence.
[L’horloge de PANI sonne 15heures sur l’air de ‘Ah vous dirai-je maman’]
C’etait deja pour moi une experience completement inedite, un peu mysterieuse et fascinante. Mais les jours suivants, eux, m’ont completement emerveillee.
Le 24 octobre, vers 16heures, un peu avant la tombee de la nuit, commence la grande ceremonie de purification. Tout le monde, bien lave, (meme moi qui rentree en urgence de PANI m’etais lavee les cheveux a la va-vite), suit les 5 ou 6 porteurs de corbeilles qui ouvrent la procession. Ces corbeilles contiennent des fruits (noix de coco, bananes, pommes), de l’encens, des cereales, des fruit secs ; ce sont des offrandes qui sont portees sur la tete jusqu’a l’etang ou se deroulera la ceremonie. Le plupart vont pieds-nus sur ce chemin qui longe les champs, et Raavi (l’un des freres de Bharat) passera l’ensemble du trajet a n’avancer qu’en s’allongeant a plat-ventre sur un petit tapis, un baton a la main duquel il trace la limite du prochain pose de tapis.
Arrives a l’etang, en musique, (un poste audio avait etait prevu ! mais egalement des chants de vive voix), tout le monde se rassemble dans la superbe lumiere du coucher de soleil et Bharat, un drap blanc a la taille, avance dans l’eau jusqu’a se placer en priere vers le centre de l’etang. Il y reste de longues minutes, puis revient vers la rive ou les corbeilles sont posees. La, c’est de nouveau chacun a son tour que l’on verse un peu d’une mixture de lait dans l’etang, puis porte les mains a son front avant d’avoir touche l’eau, devant Bharat mouille qui tient la corbeille.
Il jette ensuite des fleurs dans son dos puis retourne s’immerger et prier, et cela est repete plusieurs fois. Puis deux de ses freres le rejoignent dans l’eau (ils sont 6 freres en tout) et prient pareillement. (Derniere tentative, apres s’etre affames et asphyxies : la pneumonie).
Des bougies sont allumees, les femmes chantent, les enfants du coin s’agglutinent en grappes au pied des arbres pour regarder la scene. Et la lumiere est decidement splendide. Elle joue avec l’eau, et les saris encore plus colores, brillants et festoyants que d’habitude pour offrir des reflets et des tonalites d’une rare beaute. On dirait que tous les elements se sont mis d’accord pour que le moment soit beau.
Moi, comme toujours, je n’arrete pas de prendre des photos.
Cette ceremonie en direction de la deesse du soleil se deroule en deux parties : la seconde est au meme endroit, quelques heures plus tard, cette fois-ci pour le lever du soleil. On quitte la maison de nuit, et retraverse les champs jusqu’a l’etang en suivant les lumieres des bougies contenues dans les corbeilles.
Une fois sur place, les rituels sont a peu pres similaires a ceux de la veille, le froid en plus. Je me demande comment ils font pour rentrer dans l’eau, moi qui ne sait plus par quel moyen rechauffer mes pieds.
Cette fois, les prieurs aquatiques sont tournes dans l’autre sens, la tete vers le soleil levant, et la lumiere se debrouille pour etre encore plus belle que la veille. A chaque minute elle change et donne une couleur nouvelle aux choses. En plus de ca, les arbres qui bordent l’eau et les champs devoilent leurs formes tortueuses ou imposantes et se font envelopper d’une petite brume blanche en suspens.. Pendant ce temps-la, le soleil prend le temps de se faire desirer avant d’apparaitre a travers les feuillages, la bas, a droite.
On fait un feu ; et de nouveau le melange de copeaux et de sucres sont jetes par pincees dedans. Bharat et ses freres, leurs prieres finies, peuvent venir s’y rechauffer.
Parallelement, l’un des petits cousins se fait raser la tete : c’est la tradition, chez les garcons de 3 ou 5 ans. C’est un rite de purification qui marque le jour a partir duquel il a le droit de se couper les cheveux..
Mais encore, un peu plus loin, des dessins sont formes aux sol avec de la poussiere blanche afin d’accompagner la ceremonie qui se tient pour la naissance du tout nouveau-ne de Svoti, quelques jours avant.
Avant de rentrer tous vers la maison, il est distribue a chacun un petit bout de banane ainsi qu’une ration d’une poudre faite a base de farine et de sucre et qui symbolise la purete.
Enfin, c’est le moment des embrassades generales. Tout le monde se serre dans les bras et partage de sa chaleur humaine..
C’est fort en chocolat, je ne sais plus ou regarder, ou prendre des photos, a quelle ceremonie assister.. !
Enfin, le dernier soir, pour cloturer toutes ces festivites, c’est un IMMENSE diner qui se tient au sein de la maisonnee. Cet evenement est exceptionnel, il est du a la naissance d’un tout nouveau-ne dans la famille ainsi que du processus de purification par le rasage du petit cousin. On y a donc gaiement :le banquet est enorme, portail ouvert, (entre qui veut), et on se pare comme pour un defile mondain. Moi y compris ! Je suis affublee d’un grand sari rouge (de 5 metres) fort soyeux, 11 bracelets a chaque main, boucles d’oreilles en or et compagnie. L’installation de ce repas est digne d’un grand festival avec des stands de bouffe a perte de vue.
Toutefois, ce ne sont que les hommes qui beneficient de cette corne d’abondance de stands et de tapis couleur pelouse. Les femmes, elles, supposees par principe « ne pas etre a l’aise avec ce genre de festivites », sont recluses dans une partie specialement ammenagee pour elles, avec leur table perso et des chaises partout. C’est moins follichon mais on y mange aussi de tout un assortiment de plats venus de l’Inde entiere, et bien evidemment je suis incapable de ne pas me remplir l’estomac plus que de raison.. !
Un detail que j’ai trouve marrant : ils sont tres friands des petites nouilles chinoises aux legumes, y compris dans leurs versions soupe en sachet a cuire en 2 minutes, tout le monde adore !
Ceremonies d'Octobre
Le 17 octobre dernier, c’etait Diwali. Diwali (ou dipavali) c’est le festival des lumieres qui a lieu dans l’Inde entiere. Rien a voir avec Lyon : ici, point de grandes installations, mais au contraire une accumulation de petites loupiottes que chacun met sur sa fenetre, au balcon, sur la terrasse, sur le toit..
A Chachikpur, dans ce petit village, tout le monde a commence a installer des bougies des la tombee de la nuit, et apres un petit moment, depuis le toit, on pouvait voir que tout scintillait aux alentours. Des petits points de lumiere flottants dans la nuit noire..
A l’interieur de la maison egalement, quelques bougies parsemaient les differentes pieces.
Ca donnait une sensation de legerete, avec un horizon paisible et serein, sous les etoiles qui, pas cachees par les lumieres ou la pollution de la ville, semblaient faire la competition avec les bougies pour briller encore plus fort.
Tres beau et agreable, une ceremonie tout en douceur..
Le cote spirituel de cette fete est la devotion, si je ne me trompe pas, au dieu du soleil. C’est dans la petite cour interieure qu’ont ete placees deux petites figurines dorees aux effigies des dieux, devant un grand parterre de bougies rectangulaire, aupres duquel chacun a prie, touchant de ses deux mains le sol puis son front, plusieurs fois de suite. Une corbeille d’offrandes venait completer le tableau.
Inscription à :
Articles (Atom)