samedi 26 décembre 2009

Salade de saison



C'est de saison, c'est dans l'air du temps, allez, je me lance :

Joyeux noel les amis!

Et puis toutes ces bonnes choses qu'on se souhaite.

Speciale pensee pour ceux qui sont aussi exiles que moua (bouuhouuu) et qui n'ont pas le droit aux guirlandes du Cours Mirabeau ou de la cheminee familiale.
Mais on est grand(s), on peut le faire!

Je ne vais pas rajouter la Bonne annee, ca fait trop de souhaits d'un coup;
et puis j'aurai surement peut etre l'occasion de la clamer haut et fort -sur tous les toits- quand ce sera l'heure.

En attendant, regalez-vous.



                                           En cadeau, un arbre-bulle de noel..
(C'est pas la meilleure des prises de vue pour les bubulles, mais en vrai il est boursoufle comme un chou fleur. C'est mon copaing.)

lundi 21 décembre 2009

court et résumé

lundi 21 decembre.

*Fin decembre
Il arrive que le temps passe vite, et qu’une tonne de bidouilles à raconter passent à la trappe, écrasées par le rouleau-compresseur temporel.

Ainsi, j’ai pris une grande décision : tenter de proposer un message synthétique. (Kant mis à part, plutôt que rajouter des éléments nouveaux je vais pour une fois tenter de faire court et résumé.)

-J’évolue ! mais oui ! Alors qu’il y a 5 ans, au retour d’Aypate (ben oui au Pérou, évidemment..), on était époustouflées (je sais, ‘on’ se conjugue à la 3ème personne du singulier, mais c’est trop dur pour mon esprit formaté d’appliquer cette règle..).
Je rappelais donc que nous étions époustouflées d’avoir pu tenir à 12 à l’arrière d’un pick-up, sacs et poule compris ; mais maintenant que je suis grande, j’ai progressé ! On est rentré à 15 à l’intérieur d’un 4*4 cette fois, sans rien qui dépasse. Et même pas d’enfant crevette demi portion pour tricher.
En fait, rien de plus facile. c’est comme pour les éléphants dans une deux-chevaux : 4 à l’avant, 7 au milieu, et 4 dans le coffre !

-C’est sûrement quelque chose qui restera longtemps dans ma mémoire. Tellement poétique, surréaliste et absurde à la fois, le concept me plaît énormément : j’ai peint des troncs d’arbres.. en marron ! Ici, ils appellent ca ‘rouge’. On peut admettre en effet que cette couleur tient autant du rouge brique que du marron boue.
            C’était fin novembre, lorsqu’on préparait le centre pour la venue de tous les membres de PANI pour le grand meeting annuel. On a tout balayé, défriché, arrangé ; et, lorsque j’ai vu les gros seaux de peinture et que je me suis approchée pour savoir ce à quoi ils allaient servir, la réponse (mot pour mot « to look cute », pour avoir l’air mignon !) m’a intensément emballée et j’ai couru au bout d’un pinceau.

-Pour la remise en contexte actuelle, à présent, je peux admettre que c’est l’hiver. Le paysage s’est t’ouvert, il est tout vert, car après les récoltes de riz et de cannes à sucre les champs s’étant applatis, on voit loin, tout est suave et le vert des nouvelles pousses aussitôt re semées est tendre comme un bateau.

-Ca c’est le détail marrant pour mon lectorat juvénile et /ou attardé : parmi les interpellations que je n’avais pas citées, on trouve aussi « oncle » : kaka ! huuhuhu bidonnons-nous un coup, ca fait pas de mal. C’est vrai que c’est louche, il faut réussir à rester serein la première fois qu’on entend quelqu’un crier ‘kaakaaaa !’ dans la maison ou dans la rue..

-Banaras, Bénarès, Varanasi :
5 jours, intéressant mais peu de temps pour tourister. La preuve : je n’ai pris presque aucune photo ! La ville a l’air bien sympa. Ce que j’en dis : à refaire ! Avec du temps.

-À Banaras, justement : nous logions à l’hôtel, aux frais de PLAN international qui nous proposait le training sur l’Universal Birth registration. (la flemme de chercher les vrais mots francais, c’est compréhensible comme ca).

Et pas un hôtel hasardeux, sombre et miteux, ô non ! Sa mémé l’hôtel ! (pardonnez-moi l’expression, mais elle convient tellement bien ici !). Dns le désordre : un hall immense, des lustres énormes, 2 oreillers par personne, une charlotte de bains, une piscine (on peut meme combiner les 2 si vraiment on veut), un centre de massages, plusieurs salles de meeting, des chambres aux lumières inombrables à mobilier Louis 16 (ben ouais, aucun des meubles n’avait de tête), un frigo, de l’eau chaude, et des buffets à en perdre la tête et l’estomac .

            Et moi, dans tout ca.. ben .. J’ai tenté de me persuader que j’étais très subversive en me promenant en tongs dans ce palace luxueux. .. pas pu mieux faire !

-Avec tout ca, je ne me rappelle même plus si j’avais pensé au détail vestimentaire essentiel des hommes : la poche de chemise ! Elle est fort usitée, et sous le pull, étant remplie de papiers, portable, billets ou autres, elle procure au mâle un substitut de sein unilatéral ( à gauche).
Elle peut même permettre des pertes de clés subites et irrésolues jusqu’à ce que le porteur de chemise pense à se tâter le poitrail..

(ah ah, je viens de faire une pause chai et personne ne le sait)

-D’ailleurs, je m’en vas pour aujourd’hui. Je reviens du marché où j’ai acheté de quoi faire une ratatouille de noel (pas évident de trouver un plat végétarien qui ne se cuit pas au four avec des ingredients trouvables ici !), et j’ai encore à faire. Rentrons.

-Prochaine étape : Jaipur ! Pour environ 10 jours, puis je m’installe à Lucknow pour 2-3 mois. (si vous aviez en tête le projet fort pertinent de m’envoyer une lettre, attendez que je connaisse ma nouvelle adresse !)

mardi 15 décembre 2009

Banaras



Je suis a Varanasi!
Pour quelques jours seulement, et pour le travail. Mais c'est quand meme hachement plaisant.

J'en profite pour placer une photo absolument hors-sujet : des bhindi, legumes locaux, qui ont une forme d'etoile quand on les coupe.

Je vous en prie!

*

jeudi 10 décembre 2009

*Racine (corneille)

2 décembre 2009

Alors quoi..

Il y a décidément trop de choses à dire.. Après mes 1ers messages longuissimes et détaillés, je me demandais si je trouverais encore de quoi raconter dans les mois suivants.

Pfiou ! Bien fûr ma brave dame, évidemment mon bon monsieur ! en fait, au lieu de chercher désespérément un sujet à me mettre sous les doigts, j’en ai au contraire une profusion mirifique qui se bouscule dans ma tête et dans mes carnets de notes. Il y en a tellement, des anecdotes, des remarques et des images, que j’ai bien du mal à me décider par quoi commencer, et comment, et pourquoi.


Vous aurez certainement aussi constaté que, pour flatter mon ego, j’ai loué les services d’une troupe de commentateurs qui laissent au moins un message de louanges par semaine. (merci!) Je vais toutefois devoir leur demander de ralentir un peu la cadence, parce que si j’en venais à me prendre au jeu et à croire à leurs compliments, ca aurait à mon avis de bien fâcheuses conséquences..


Il semblerait également, j’ouis dire que tout le monde ne peut pas laisser de commentaire. J’en suis navrée, je suis contre la discrimination électronique. Vous avez le droit de m’envoyer des ‘houuu’ désapprobateurs pour n’avoir pas lu assez précisément les conditions d’utilisation de cet instrument du tout-puissant google, dont je ne suis qu’une utilisatrice moutonne de plus. Mille excuses, donc.


Tiens !

Pour commencer, je vais lancer une anecdote aérienne : il s’agit de quelque chose d’unique au monde : un (en)vol de chapati !

Assise avec mon assiette sur un banc à l’entrée de PANI, il y a de cela peut-être un mois maintenant, je suis partie pour quelques secondes à la cuisine afin de m’enquêrir d’une petite cuillère.



Soit dit en passant, la plupart des gens n’a pas besoin de couverts et mange avec les doigts. Un petit bout de chapati enveloppe une portion de légumes, et est enfourné d’une bouchée dans l’orifice mangeatoire. Pour le riz, ca demande un peu plus d’habileté, surtout lorsqu’il est recouvert de daal, cette ‘soupe de pois’ au cumin : il faut en faire un petit tas le plus compact possible et se servir de sa main (seulement la droite, toujours) comme d’une cuillère (ou d’une pelle si vraiment vous êtes pressé) en essayant de ne pas en faire tomber. Moi, à l’époque, je ne maîtrisais pas encore cette art, et j’avais recours à la petite cuillère pour m’assister dans mes festins quotidiens.



Quelle ne fut pas ma surprise lorsque, revenant de la cuisine parée et affamée, je constate que mon chapati n’est plus là ! « Il ne s’est tout de même  pas envolé », aurait pensé quelqu’un de raisonnable. Pas moi. Je lève la tête et je découvre aussitôt la voleuse : une corneille ! Elle me nargue, posée sur le mur extérieur du bâtiment, tenant dans son bec [un fromage] noir et méchant mon pauvre chapati apeuré. Décelant dans mon regard la fureur et la franche hilarité, elle ne tarda pas à s’envoler.

‘Ça alors !’ me dis-je.

Et je commencai mon repas.