dimanche 17 juin 2012

Ecosse -deuxième partie

Je m'éternise, c'est mal. La suite de l'Ecosse, allons-zy.

Après Édimbourg, nous  remontâmes donc vers le nord, vers Inverness, à la pointe nord du SI fameux Loch Ness. (le lac et ses cousins forment une espèce de diagonale qui traverse le pays du nord est (Inverness) au sud ouest.
 Petite ville mignonnette avec son petit château et sa rivière et ses moultes touristes Indiens (on en a vu tout le long du séjour en Écosse, je ne savais pas que c'était une destination autant prisée des Zindiens!), elle ne nous ébaubit pas outre mesure mais est tout-à-fait convenable pour y passer une soirée (après avoir de nouveau vainement essayé de faire du stop pour dormir au bord du lac).

Au passage, si vous y allez, je vous recommande d'éviter absolument le Highlander hostel! Le bâtiment principal avait l'air pas mal, avec sa cuisine et sa table de billard, mais comme notre tête ne leur plaisait pas et que l'hôtel était plein, l'on se fit reléguer à leur annexe deux rues plus loin, et j'ai rarement vu plus miteux! Sûrement jamais, même, d'ailleurs..

Bwef.
L'idée ensuite est de redescendre vers le sud ouest en longeant le célébrissime lac. On suit cette idée ma foi fort pertinente et notre premier arrêt se fera au Uquhart Castle.


Un joli château, donc, en ruines, aussi, mais bien protégé des assauts ennemis : il est difficile de s'y infiltrer par les passages secrets!
C'est au château que l'on aura droit aux seules 20minutes de pluie du séjour, vraiment pas de quoi se plaindre!
On y a une jolie vue sur le lac.
Le Loch Ness, d'ailleurs, il est gris. L'eau est grise, claire ou foncée, variable en fonction des nuances du ciel. Le plus joli, au niveau du lac, c'est ses rives: des collines, des montagnes, du vert, parfois -comme ici- des châteaux, bref, tout plein de choses qui remplissent le paysage et en font quelque chose de très plaisant à voir.

Nous continuons de descendre jusqu'à l'extrême pointe du lac, au sud, à Fort Augustus. C'est un petit village tout joli aussi, qui a l'air de vivre par et pour le Loch Ness, mais qui n'est pas déplaisant pour autant.
A la pointe du lac, nous affrontâmes valeureusement les rafales de vent pour tenter d'apercevoir Nessie, la monstresse internationale, sans grand succès.
Du coup on s'est consolés avec des crevettes.



La descente se poursuit jusqu'à Fort William.
Pas grand chose à en dire, à part qu'il faudra y retourner avec du temps et des chaussures de marche : en effet, la ville se gausse d'être la capitale des activités en plein air du Royaume Uni (vélo, rando, escalade, etc). Les environs entraperçus ne démentent pas le titre! 
La rue principale doit comporter environ 5 pubs/cafés et 326 magasins d'équipements sportifs (kway, chaussures, bâtons de marche, accessoires pour vélo...).

Il y a aussi une "plage" qui m'a bien fait rire. Et encore la photo ne rend pas pleinement hommage à la bouche d'égouts et aux autres joyeusetés que l'on ne voit pas derrière le mur..


 Last but not least, nous finissons notre trajet vers le sud dans un bus qui nous emmène à Glasgow pour notre dernière nuit hécossaise.
Mamma mia, c'est wunderbar!
On a passé les 4 heures de trajet scotchés aux vitres du bus*, essayant à grande peine de capturer tous les magnifiques paysages qui défilaient sous nos yeux avec l'appareil photo, qui bien entendu n'en faisait qu'à sa tête et s'acharnait à nous fournir du flou et des reflets de vitres.
*En fait, j'avoue, je confesse, je me suis assoupie un moment au début du trajet, mais à partir du moment où j'ai rouvert les yeux devant ces merveilles, je les ai gardés écarquillés avec l'impression d'être toujours dans mes rêves..


Réellement splendide et diversifié, on passe de la neige (là haut!) aux rivières oisives, du sable caillouteux au vert dense de l'herbe, c'est fou, c'est beau, ça donne envie de s'arrêter tous les 3 mètres.
J'ai vraiment été surprise de voir tant de beâutés, pleine de mon ignorance béate je ne m'y attendais pas!
Juste pour vous donner une idée, tapez "Glencoe" dans la barre de recherche d'images sur internet, et voyez un peu... C'est juste magique.

Et voilà, nous sommes à Glasgow pour une dernière soirée. On décide d'esquiver le centre ville, qui nous emballe nettement moins que celui d'Edinburgh, et on se trouve un toit dans le quartier de l'université (Hillhead).

Très bon choix, sympa, paisible, résidentiel et fleuri, avec une Université majestueuse qui donnerait envie à n'importe qui de se convertir aux études -ne serait-ce que pour essayer de croiser Harry Potter, qu'on croirait susceptible de jaillir de chaque couloir du beau bâtiment..






En conclusion, j'aurais envie de dire "bueno, bueno, super bueno".
Je pense que je vais le dire d'ailleurs.

jeudi 7 juin 2012

Merci la Reine!

Chère Elisabeth, merci!
Grâce à ta longévité, à ta popularité, et surtout aux jours fériés qui ont été déclarés pour ton "Diamond Jubilee", j'ai eu droit à 4 jours de vacances!
Et j'en ai bien profité.

Direction l'Ecosse!
A peine à  2h30 de ferry de Belfast, ça aurait été trop bête de laisser passer l'occasion...

Alors, en tout premier lieu, clarifions une chose: les kilts, c'est pas pour de rire! On en a vu au moins une quinzaine (portés, parce que si on compte en plus tous ceux affichés dans les magasins et leurs variantes infinies, alors là ça se compte en centaines!)

En tout deuxième lieu, c'est pas facile-facile de faire du stop en Ecosse quand on n'a que 4 jours devant soi. Alors du bus fut-ce.

Le ferry déjà avait un air de vacances, avec sa zone Duty Free seulement pendant le 1/4 d'heure d'eaux internationales, son cinéma, son resto-bar, ses fauteuils design et ses oisifs ou festifs passagers (à la bière dès 11h30).

On débarque à Stranraer, sur la côte sud-ouest de l'Ecosse. On tente d'auto-stopper, mais on n'arrive péniblement qu'à Girvan, seulement 30 miles au nord.. Du coup on se rabat sur un bus qui nous amène à Glagow, puis on décide d'enchaîner sur un deuxième bus pour Edinburgh (édinnbrwerwh) pour y passer la première nuit.

Ouh! Splendide idée! Mais très mauvaise idée à la fois... quand on n'a pas réservé d'hôtel à l'avance! (le couch surfing à la dernière minute sans connexion internet, c'est pas génial non plus). Car apparemment nous n'étions pas les seuls à s'être dit que ces jours fériés étaient l'occasion de se balader un peu.
Ca nous aura permis/obligés de visiter une bonne partie de la ville à pieds dès le soir de notre arrivée..parcourant rues et hôtels complets...Pour enfin parvenir à trouver un endroit où dormir, à savoir le salon d'une auberge de jeunesse partagé avec 4 autres personnes dans la même situation -désespérée- que nous.

Édimbourg est une ville majestueuse. Avant même d'être descendus du bus à notre arrivée, on était déjà sciés par la grandeur des monuments que l'on voyait à chaque coin de rue (et même plus).


Il y a un grand beau château construit sur une falaise en plein centre de la ville, c'est impressionnant et très visité par les touristes. En ce moment des énoormes gradins sont en train d'être installés à l'entrée du châtal pour je ne sais quel événement, et quand on voit le vide derrière, ça ne donne pas envie de s'asseoir dessus.
 

Il y a aussi un pont qui ne surplombe non pas une rivière mais une gare, ce qui est un concept intéressant, mais qui donne quand même moins joli sur les photos. Quelques rues principales étaient en travaux pour la construction d'une ligne de tram.
Autour de la ville on aperçoit des autres bouts de château, des autres monts et collines, c'est vert, c'est bien.

Ca a l'air d'une ville très sympa. En plus on a été gâtés par le temps, ensoleillé (ou plus nuageux MAIS) sans pluie pendant tout notre séjour! Mais morbleu, quel froid! Encore plus froid qu'à Belfast! Oui mesdames, oui messieurs, j'ai regretté de ne pas avoir pris mes gants! Au mois de juin! Si c'est pas malheureux ça ma pauv'dame...

Après une matinée de plus en cette douce capitale, nous nous assîmes dans un nouveau bus en partance pour Inverness, dans le Nord...

A SUIVRE
(... ta ta ta taaam) (ou pom pom pom pooom pour les plus orthodoxes)




Péhesse: L’Écosse est habitée par un curieux peuple qui voue un culte tout-à-fait surprenant au Père de la main invisible (elle-même étant la tante au 2ème degré de Invisible man). Impossible de ne pas repenser avec émotion à toutes ces heures passées sur les théories économiques de l'équilibre général ou IS-LM.. (clin d'oeil clin d'oeil)