lundi 22 février 2010

Echaffaudage

 
Et voila l'échaffaudage!


mercredi 17 février 2010

Shadi -mariage

Et puis, juste, mentionner le mariage somptueusissime auquel j'ai assiste..

Il a eu lieu en 2 fois (je veux dire, en 10 sur au moins une semaine, mais je n'ai assiste qu'a 2 des evenements); sous de bons auspices car les astrologues avaient defini que jusqu'au 12 fevrier c'etait bon - deploiement de mariages dans toute la ville. Aujourd'hui il en reste encore quelques-uns, des retardataires...


Au programme:
 

-sari de rigueur (un jour rouge, un jour vert, pas deux fois le meme, sacrilege!) et tous les accessoires assortis,
-un regal de buffet, mais ca on commence a avoir l'habitude.
-des maries assez contents, ce qui me fait tres plaisir, moi qui redoutais la triste resignation des mariages arranges,
-une decoration digne d'un empereur Moghol (au moins), lumieres, fleurs, estrade en forme de lotus,
feux d'artifices, colliers de fleurs,
-arrivee du futur sur une carriole de chevaux blancs (sans deconner!) escorte par une fanfare et par des lumieres humaines (des porteurs de panneaux d'ampoules alignes pour faire joli...)
et, surtout, mon prefere :
-la machine a lancer des fleurs! Comme un aspirateur, mais a l'envers... Une merveille de technologie qui fait un bruit de loukoum.
A quand l'invention de la machine a lancer du riz pour les mariages occidentaux?

un bout de trajet

Quand meme, tout de meme, ca m'embete de ne pas vous donner un apercu de mes trajets quotidiens avant de partir pour le sud et de passer a autre chose, a des themes de sudiste et a un nouveau train de vie.

Alors, en vrac, comme ca, une idee de ce que je voyais tous les jours (ou presque) pendant ce mois de fevrier:

-une maison musicale, qui semble avoir installe des hauts-parleurs invisibles pour faire profiter a la rue des chants et des prieres (que je crois)

-des colporteurs par centaines, qui vendent des tapis, des ballons en plastoc, des legumes, du pain de mie (1metre cube de pain de mie dans une carriole!), des bijoux ou autres sur leur mini stand a roulettes ou sur leur velo savamment ficele.. Ils se font reconnaitre par leur cri inimitable ou leur mini klaxon qui me rappelle les vendeurs de glace du Perou

-des tempo (comprendre des vehicules a 3 roues qui font office de bus grace a leurs 2 banquettes de 3 place, ou, bien sur, on rentre a 4 (ou plus), et ou chacun se sert mutuellement de dossier et d'accoudoir), dans lesquels la selection musicale est parfois douloureuse pour les conduits auditifs - quand on s'obstine a mettre a fond la chanson criarde d'une vieille cassette audio, c'est pas facile-facile..

-Des gens qui promenent leur chien en laisse (c'est surprenant au milieu de tous ces chiens errants!), leur veau en laisse ou leurs chevres en laisse,

-un cynisme remarquable, lorsqu'une zone de bidonvilles sur terrain vague est voisine d'un immense batiment luxueux de celebrations (mariages et Compagnie) au doux nom de 'Happiness'

-des echaffaudages qui n'ont rien a envier a l'extravagance des echaffaudages tanzaniens (photo a venir)

-Une succession interminable de magasins de marbre et de mobilier (ouais.. c'est la specialite de la route qui mene a Indira Nagar, ou je vais prendre mon cours d'hindi quotidien)

-Une jolie mosquee bleue

..

-Et puis, le soir, rebelote de trajet en tempo vers le cours de danse, pour y retrouver une deco archikitsch (archi geniale) faite de fleurs en plastiques et de paysages verts ou montagneux.. (photo inevitable la aussi, faites-mi penser!)

mardi 16 février 2010

Mobilite de communication

Haha,
me voila telephoniquement pourvue!

Si jamais, au grand jamais, ca devait servir, voila mon petit numero:
0091 (code de l'Inde) puis 9695751142.

Voila.
Une parenthese sans grand interet.

lundi 15 février 2010

On dirait le sud

Et moi, pendant ce temps-la, (que l'on ne mentionne aucune manivelle!), je m'apprete a m'enfuir vers le sud pour 10 jours.
Au programme, 36 heures de train, Chennai, Pondichery, peut-etre meme un saut a Auroville, et 36 heures de train pour etre de retour a Lucknow le 2 mars,juste le lendemain d'un super festival (Holi) ou tout le monde se balance des couleurs sur la figure.
Je lancerai peut-etre l'idee d'organiser ca dans le compartiment avec mes compagnons de voyage...
!!

Merdre

Eh merdre..
Merdre, Pere Ubu..

C'est reparti pour une dose de haine, de destruction et de raisonnement a la "Les mechants il faut tous les tuer" qui mene a de la charcuterie humaine en moins de temps qu'il ne faut pour le dire (trop tard).

Attentat a Pune, les media insistent sur le fait que 4 videshi (etrangers) sont decedes, ils s'appliquent joyeusement a faire des comparaisons et des encheres (le 1er attentat depuis le 26 novembre 2008!), et suspectent des Mujahidin.

Youpi.

jeudi 11 février 2010

"en progres"


C'est rassurant de lire qu'ils sont 'en progres'!

!!


rhoh, oui, c'etait pas la peine de me replonger dans ces aspects-la de la vie francaise, mais en voyant le cadre dans le bureau de PANI,c'etait difficile de faire autrement..

Ruminants

J'ai ecrit ca hier soir a la lueur de ma bougie(..) et je ne prendrai pas la peine de vraiment verifier si ca a un sens, une logique ou un placard a balais. Je copie-colle, et la magie de la technologie fera le reste pour l'amener jusqu'a vos yeux..



Les Indiens sont des vaches.
Je le pense de plus en plus sérieusement avec le temps et l’expérience (croyez-en ma grande expérience, ah bah de mon temps la jeunesse c’était aut’chose ! ca voui.).

Une explication? Allez, d’accord.
On parle de la légendaire tolérance indienne. Je suis contre! Pas contre la tolérance, ca je suis pour! Pas contre la légendaire, ca je m’en contre tamponne! Pas contre l’indienne, ca c’est indécent! Mais contre la notion de “Indiens intrinsèquements tolérants”.

En fait, je crois que la formulation la plus exacte est ‘l’indifférence indienne’. Ca, pour fur!
Quand la tolérance suppose un mouvement positif, une ouverture à l’autre qui ne demande pas à le transformer mais à l’accepter tel qu’il est sans pour autant adhérer aux mêmes valeurs et visions des choses; l’indifférence, elle, toute en exclusion, permet à chacun de vivre sa vie sans être atteint par les individus ou par les événements qui se passent aux alentours. Faisant office de plumes de canards, l’indifférence est une protection très efficace contre les désagréables occurences : ces dernières ne nous atteignent pas. On s’en bat l’oeil. On s’en tourneguidouille, on n’en a rien à cirer. On ne s’en rend même pas compte.

Acceptation contre rejet, c’est pas le même état d’esprit.
Prenons un exemple typique, si cher aux Occidentaux pour s’apitoyer sur le sort des petits Indiens : le système des castes. Ce sympathique petit système repose sur un élément bien simple (et qu’on ne peut qualifier que d’intrinsèquement tolérant!): la classicafication des individus selon leur degré de pureté, qui justifie les privilèges des uns et la misère des autres.
Ca commence bien. Mais le plus drôle, dans l’affaire, c’est qu’une fois qu’on est catégorisé (c à dire avant même d’être né, selon le rang de notre famille et leurs antécédents), il est absolument impossible de sortir de cette classification. On a une étiquette collée sur le front, à vie, pour avoir eu le mérite d’être né dans tel ou tel contexte.
Bien sûr, le système des castes a été légalement aboli, bien sûr, il s’est assoupli et il est désormais possible d’accèder aux plus hautes fonctions même si on est né Dalit ou pire, femme; notamment grâce à la réservation d’un pourcentage de sièges ou de postes pour les plus défavorisés, certes certes Berthe! On peut même vaguement s’en sortir à la manière d’Ambedkar, un des rédacteurs de la Constitution indienne qui s’était converti au Bouddhisme pour échapper à sa condition d’Intouchable.
Mais le principe du système est qu’il existe 4 grandes catégories, des Brahmanes super-lettrés-super-pieux-et-super-purs aux basses castes qui, par définition, sont constituées d’impurs et d’incapables (même pas fichus d’être guerriers). La preuve, ils ne sont pas végétariens et tuent des animaux. (aah dégueu..il tue des êtres vivants alors je vais le faire souffrir de mon mépris toute sa vie, parce que moi, au moins, je suis un être moral).
Tous les autres, soit parce qu’ils sont vraiment trop inconcevablement sales pour rentrer dans la hiérarchie, soit parce qu’ils ne sont pas hindous, sont des hors-caste.

Au sein du groupe (d’une même caste), tant que l’on respecte les principes, les rituels et les attentes du groupe en question, on s’en sort plutôt bien. Là, on bénéficie d’un vaste réseau de soutiens et les membres de la caste pourraient même se donner la main pour faire une grande ronde autour de la terre.
Par contre, il est impossible d’intégrer un nouveau membre non VIP (c’est à dire non hindou de même caste depuis sa naissance) dans notre caste tout comme il est impossible d’être accepté dans un groupe supérieur. Même celui qui passe sa vie en Inde et adopte complètement les coutumes locales ne sera jamais percu –par les conservateurs- comme un Indien à part entière, et encore moins comme un hindou s’il n’est né de parents hindous. Même Sonia Gandhi a renoncé au poste de première ministrette pour éviter les foudres du parti nationaliste qui lui reprochait ses origines italiennes..
En noutre, s’il n’est pas facile de se faire accepter par une caste supérieure, avec quelle facilité peut-on se faire renvoyer aux tréfonds de la société par une exclusion de la caste! Elle aura été justifiée par une atteinte aux moeurs et à la vertu, ou quelque chose d’au moins aussi grave. Par exemple, Gandhi! Tout le monde sait bien qu’il était parfaitement immoral, et que sa décision d’aller apprendre le Droit en Angleterre était comme un aveu de son penchant pour la viande, l’alcool et la débauche – oui, c’est ca l’Occident! D’accord, c’était au 19ème siècle… mais quand même!

Tout ca pour dire que je pense que l’indifférence ici prévaut sur la tolérance. Et comment faire autrement quand on subit tous les jours des agressions sonores, physiques, morales, psychologiques?
On passe outre. Mieux vaut ne pas se sentir importuné, c’est encore la meilleure facon d’éviter un ulcère.

Je reste coite devant cette capacite d'absorption, de parapluie, de resistance passive face aux agressions -agressions pas constantes mais si regulieres!

Et l’autre? L’autre ui ? On s’y intéresse s’il fait partie de la famille, s’il a quelque chose de nouveau à proposer, s’il peut nous apporter quelque chose, s’il nous surprend, s’il attire notre attention. En dehors de ca, on lui oppose notre souveraine ignorance, on ne s’en occupe pas.
Trop de monde de toutes facons. Il faut bien s’en sortir soi-même: pas question de s’arrêter pour laisser passer un piéton ou d’attendre que tout le monde soit descendu pour rentrer dans le bus, moi d’abord et sauve qui peut.
[Parmi autant de concitoyens, le plus important c’est de sauver ses propres meubles. Aider les autres, pourquoi pas, mais pas si ca nuit à mes opportunités. Or, quand il y a 10 personnes comme moi qui attendent un bus dans lequel il n’y a que 3 places de libres, que faire? je fonce.]

Bon, en fait je me suis perdue dans le raisonnement et je dérive sur les pentes des différences comportementales induites par la culture. Et c’est un peu hors-propos, ui, évidemment on ne va pas demander à un Indien d’Inde (et non pas un cochon d’Inde pffrrfrft) de respecter les codes de conduite ‘occidentaux’, la gentlemanie anglaise ou la ‘politesse francaise’. “-Après vous! –Oh, non, je n’en ferai rien, allez-y –Mais je vous en prie –C’est trop paimable…” et blabla et blabla, ca, c’est sur, on ne le verra pas ici! Mais.. quand on y pense.. Marseille et sa circulation paisible et respectueuse, Paris et son métro calme et chaleureux.. bon.. ca n’a plus beaucoup de sens tout ca.

Mais puisque j’y suis, j’en rajoute une couche dans la politesse et le comportemental.
Quelques petits exemples concernant les différences de perceptions de la bienséance:
Roter
Manger avec les doigts
Mâcher la bouche ouverte
Traîner des pieds
Hurler au téléphone en empêchant toute conversation d’avoir lieu à 20 mètres à la ronde, y compris pendant les réunions
Cracher par terre (rouge si c’est du paan)
Râcler sa chaise par terre
Tousser et se râcler la gorge du plus profond de nos entrailles
..
Et j’en passe
Ne font pas partie des atteintes à la bienséance. Ce sont mêmes des actes d’une banalité effarante.
En tout cas, si ca gêne quelqu’un, personne ne s’aventure à le faire remarquer.

Il aurait fallu que je tienne le compte du nombre d’hommes que je vois pisser sur le bord de la route par jour. Je suis sûre que le résultat aurait été assez épatant! Je pense que j’en suis à une moyenne de 5 par jour, mais ca peut aussi être beaucoup plus.. Parfois seulement 2 ou 3, mais ca c’est si je sors peu. Ils font partie du décor eux aussi..



Diantre, n’oublions pas la conclusion du raisonnement: les Indiens sont des vaches!
Quoi qu’il se passe, quoi qu’on leur dise, quoi qui leur fonce dessus en klaxonnant alors qu’ils traversent paisiblement la route, ils ne s’alarmeront pas, ils ne s’énerveront pas. Comme si de rien n’était, ils vont continuer leur affaire, tout comme les vaches qui peuplent les routes et leurs abords, à traverser de leur démarche lente et inoffensive, ou à ruminer en songeant.
C’est ce qui m’impressionne leur plus chez les vaches: leur capacité à rester impassibles en toutes circonstances.
Sereines.

samedi 6 février 2010

Avis au consommateur

Avertissement !
Juste pour previende, au cas zou.

Mes récits : une sélection de gourmette. Ils sont loin de dresser le tableau de l’ensemble de la situation.

Je transmets simplement ce qui m’a marqué, me semble agréable à raconter, à lire et à voir ou ce qu’il me plaira de me souvenir. Or, je suis plutôt Piaf ou Leibniz dans ma vision de la vie, et préfère ne garder que le rose et le multicolore.

Pourtant, pour ceux que mes récits enjoindraient à venir eux aussi pointer leur nez dans le coin, je donne juste un petit conseil de grand-mère: ne prenez pas mon point de vue pour argent comptant et allez vous renseigner ailleurs aussi! et surtout lavez-vous bien les dents.


La situation ici n’est pas idyllique, ni même toujours bucolique (ooignon!!), et, avouons-le tout de go, c’est même parfois franchement difficile.
(Même pour moi! eh oui, comme quoi parfois j’en apprends des choses...)

Pour tout vous dire, il m’arrive même de ressentir de ces symptômes pathologiques de type ‘nostalgie’ ou ‘manque du confort affectivo-social de mon chez-moi d’avant’ ou encore la fameuse question ‘mais POURQUOI???`...

Tout est possible. Tout est là. Mais point trop d’idéalisation, ca gâcherait la rencontre.

À trop rêver l’Inde, on risquerait de la louper.

Tourisme Lucknoiste

 
Pour ceux qui ne le savaient pas encore : Aladdin, ca se passe en Inde!

(Chhota Imambara, Lucknow)

C'est par la!

lundi 1 février 2010

Lucknow n'est pas en reste de Beautés



J'ai elogieusement developpe et image Jaipur et son Amber Fort, maisLucknow n'est pas en reste de Beautes du temps passe..

La photo montre le tombeau de l'epouse d'un grand dirigeant musulman de jadis, dont je ne connais ni le nom ni l'epoque, car je suis tombee dessus par hasard (Paf!) et que je n'ai rien note..
Elle a ete prise depuis le tombeau du mari,en face, plus grand mais pas plus beau. En bas, sur la pelouse : des joueurs de cricket! Le sport national qui enflamme les coeurs et declanche de nouvelles tensions avec le Pakistan quand aucun joueur Pakistanais n'est selectionne pour la prochaine grande competition qui se deroule en Inde, la 'Indian Premier League'..

Mausam (=weather)

30 janvier 2010

Que personne ne bouge !
Là, c’est pile ce qu’il faut. Ni trop froid, ni trop chaud. Il fait bon, et ca fait du bien.
Pasque d’ordinaire, les nuances, c’est pas trop la spécialité du coin !

Du dévergondé, du fou, de l’extravagant, de l’incroyable, de l’extrême, de l’original, ca, on trouve sans problème. (à votre avis, pourquoi ce pays m’inspire-t-il autant ?)
Mais du moyen, du mesuré, du raisonné, du nuancé, c’est beaucoup plus difficile.

Et pourtant,une fois de temps en temps, ca ne fait pas de mal. En ce qui concerne le climat, en tout cas, ca me réussit plutôt bien.
Il faut dire qu’on sort d’un mois gelatique. Un froid de volaille s’était instauré partout, et nous envahissait du matin au soir. Dehors, il faisait blanc et froid, et dedans, il faisait sombre et glacial. Une combinaison imparable : mes mains étaient gelées 24 heures sur 24.
Précisons que les bâtiments sont construits de telle sorte que la lumière du dehors ne filtre presque pas, ce qui fait que l’on vit dans la lumière artificielle (quand il n’y a pas de coupures de courant) ; et que le principe de l’isolation est étranger aux moeurs zindiennes : les murs, portes et/ou fenêtres consistent souvent en une moustiquaire et des barreaux..
Conclusion : il faisait tellement froid que les bonnets et anoraks étaient portés toute la journée, en tous lieux (pour les gants j’ai essayé mais avec les claviers d’ordinateur ca ne fait pas très bon ménage) ; et même les écoles ont fermé pendant 2 semaines pour cause de ‘froid’. Pas de l’arnaque, donc, le climat ici, ni l’hiver, ni l’été –que je n’ai pas encore eu la joie d’expérimenter pleinement..