mercredi 3 mars 2010

Chennai, Puducherry, Mamallipuram

On dit des gens du sud qu’ils sont globalement plus foncés et plus tranquilles que ceux du nord de l’Inde. Je suis globalement d’accord.

Globalement, que trouve-t-on au sud que l’on n’a pas au nord (disons en Uttar Pradesh)?
-le jasmin dans les cheveux des femmes
-la mer (ou l’océan…)
-une telle chaleur
-les idlis et les dosa, repas typiques
-autant d’affiches de cinéma sur les murs, y compris sur les murs tordus, ce qui donne des effets 3D intéressants
-le tamil*, incompréhensible mais lui aussi très joli à l’écrit (enfin, ca c’est quand on se ballade dans le Tamil Nadu, où se trouve Chennai, parce que si on va dans le Kerala, l’Etat d’à coté, c’est déjà une autre langue..)
-les temples débordant de couleurs et de personnages dodus* (dieux ou animaux, tous ne sont pas identifiables pour la novice que je suis), à coté desquels les temples du nord apparaissent sobres (!)
-les éléphants qui adoubent les donateurs de concombres devant un temple de Ganesh (le dieu à tete d’élephant, ndlr) [oui, c’est moi la rédaction].

*c’est le coté dravidien du pays, en opposition au coté aryen/sanskrit ou persan du nord..


Un accueil très sympa à Chennai chez Laure, de supers jus de fruits mixés maison, la découverte d’un lieu à ne surtout PAS visiter (Le fort Saint Georges, ressemblant à un hlm délabré, vide et militaire, d’une tristesse déprimante tellemetn il n’offre rien à voir), un métro qui n’est jamais souterrain et qui offre une jolie vue sur la ville à travers les portes ouvertes.

Quelques jours à Pondichéri, qui est plus petit que ce que je croyais. Couch Surfing toujours aussi sympa et efficace, on est accueillies dans une chambrounette archichouette sur une terrasse magnifique en mosaiques et on a droit à une virée en moto pour voir les alentours.
Ancien comptoir francais, on y trouve toujours des francophones et des vrais pains au chocolat (aah, ca faisait longtemps), de la bière (ca aussi), un consulat déserté par ses employés (non il est en sortie personnelle, il faudra revenir demain mademoiselle) et quelques églises (roses toutefois, ne déstabilisons pas trop l’Indien kitschisé depuis l’enfance)!


A quelques kilomètres de là, Auroville, le village utopique créé en 1968 dont je ne sais trop que penser.
Il est vrai, ce n’est pas une attraction touristique. Pas possible de se ramener la bouche en coeur et demander une visite guidée. Alors, comme on aimerait bien se faire qd meme une petite idée, on se contente d’un passage au centre d’information qui nous présente le projet, et d’un apercu du Matrimandir, grande boule dorée édifiée au centre du village pour la méditation.

 
(Soucoupe volante)
Matrimandir, photo de Laure


-Une jolie idée de rassembler toutes les nationalités, une ouverture à l’autre, une solidarité en vue de la paix et du progrès.
-Une spiritualité qui me laisse dubitative (approche trop superficielle de ma part, oh surement), avec un culte quasi idolatre envers la Mère fondatrice, une francaise qui s’était entichée de Sri Aurobindo et de sa philosophie. Se défendant d’etre une nouvelle religion, mais impliquant une vision du monde propre et des ‘étapes’ plus ou moins ritualisées vers la ‘transcendance’, le tout entre 28 guillemets tellement je pense etre loin d’avoir cerné précisément l’idée.
-Une concrétisation partiellement réussie, étant donné la très faible intégration de la communauté dans la vie locale en dehors d’Auroville meme, et inversement. Composé d’une majorité d’Européens (surtout des Francais) qui donnent parfois la désagréable impression de profiter des conditions de vie de la région et des services qu’ils se sont crées sans chercher au développement de la zone et aux échanges avec les ‘hors-communauté’, et se réfugiant de plus en plus au sein de leurs propres murs. (..oui…il est nécessaire de réserver l’accès à cette zone de plage, si les locaux ne peuvent s’empecher d’etre affolés par la vue de toutes ces blanches dénudées, ..etc)..
En tout cas, leur resto sur la plage (à l’intérieur d’un campement qui m’évoque vaguement une sorte de club med pour hippies/bobo) propose des salades délicieuses – et on n’est pas censé y avoir accès-.


Puis on va tourister pour de vrai, à Mamallapuram –ou Mahabalipuram, pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?


Mamallapuram, c’est la plage, c’est le soleil, c’est les touristes et les restos, et les boutiques d’artisanat. Un joli parc où il fait bon se promener en attrapant des coups de soleil, qui comprend une pierre en suspens, un phare et des temples aux reliefs travaillés.


Un bain dans l’Océan Indien au petit matin, que c’est bon ! L’eau est plus chaude qu’une armoire en fer, 3 surfeurs tentent vainement de trouver des vagues, et même les petits vendeurs de sacs en tissus délaissent leur labeur pour profiter de l’eau et s’amuser un peu. C’est agréable à voir.

Bonnes vacances, donc. J’y serais volontiers restée..

2 commentaires:

  1. Je relis ton blog après mon retour... Amusant de constater la différence (ou la concordance) des points de vue sur un même lieu... :)

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  2. à la relecture, c'est le tamoul, la langue, pas le tamil!

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